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Livres/ Domenico Scarlatti – Martin Mirabel
     

Le plus espagnol des compositeurs italiens

Né napolitain en 1685, la même année que Jean Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel, Domenico Scarlatti s’éteindra madrilène en 1757, à l’âge canonique pour l’époque de 72 ans. S’il pousse son dernier soupir à Madrid n’est pas un hasard. En fait cela fait près de trente ans qu’il vit dans la Péninsule ibérique, au service, très confortable, de Maria Barbara de Bragance, son élève surdouée, accessoirement Infante de Portugal puis Reine d’Espagne.

Avant cet exil artistique, Domenico aura connu les principaux centres musicaux italiens : Naples, Rome, Venise, Florence. A 16 ans il est déjà organiste et compositeur de la chapelle du vice-roi à Naples.


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Son père, Alessandro, immense musicien particulièrement prolifique, lui ouvre les chemins les plus prestigieux. Il a 18 ans lorsqu’il présente son premier opéra. Il y en aura bien d’autres, ainsi que des symphonies, messes, cantates et autres motets, mais ce que va retenir la postérité est incontestablement son travail pour le clavecin matérialisé par la composition de 555 sonates réunies en un livre de chefs-d’œuvre d’un incroyable génie musical et mélodique et d’une difficulté d’interprétation extrême.
C’est d’une plume élégante et virtuose que Martin Mirabel nous raconte ce parcours évocateur d’un temps aimé des dieux de la musique.
Un parcours dans lequel nous croisons, outre les têtes couronnées d’alors, des noms qui font rêver : Porpora et Farinelli, dont les noms seuls se suffisent, mais aussi Johann Joachim Quantz, ce fils de forgeron qui devint le professeur de flûte du roi Frédéric II de Prusse. Quels destins inimaginables !

Le livre se termine sur une réflexion qui touche à la philosophie concernant l’interprétation de ces fameuses sonates, comparant le travail de clavecinistes de légende : Wanda Landowska (1879-1959), celle-là même qui remit Domenico à sa juste place de géant parmi les géants de l’époque baroque, Ralph Kirkpatrick (1911-1984), auteur de l’un des aventureux catalogues des fameuses sonates, Scott Ross bien sûr, ce titan du clavecin foudroyé à 38 ans par le VIH en 1989. Bien d’autres aussi.
En résumé, une introduction passionnante à la vie et à l’œuvre de ce compositeur trop longtemps catalogué dans les bis virtuoses. En réalité un immense musicien, européen avant l’heure, nourri au soleil du Grand Sud, qu’il soit italien, portugais ou espagnol, un musicien dont les apparentes contraintes d’interprétations ne sont en fait que des portes ouvertes vers l’infini.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 31 mars 2020

 

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« Domenico Scarlatti » par Martin Mirabel – Actes Sud – 155 pages – 17 €

 

 

 

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