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Reprise musicale
Orchestre nat. du Capitole
Grands Interprètes
Les Arts Renaissants
Toulouse Guitare
22/05 au 03/06/2021
Toulouse Guitare
Carlotta Dalia
Aimé Vu
22/05/2021
Orchestre nat. du Capitole
Christophe Mangou, dir.
Régis Royer, comédien
23/05/2021
Josep Pons, direction
29/05/2021
Grands Interprètes
David Fray, piano
Renaud Capuçon, violon
25/05/2021
Philippe Jaroussky, chant
Ensemble Artaserse
28/05/2021
Grands Interprètes
Reprise des concerts de la
Saison 2020-2021
Les Arts Renaissants
Report des concerts
Saison 2020-2021
Musique en Dialogue
aux Carmélites
Saison 2021
13/06 au 12/09/2021
 
Critiques
 
La Maîtrise de Toulouse
Mark Opstad, direction
Vidéo
Mars 2021
Orchestre nat. du Capitole
Kazuki Yamada, direction
Baiba Skride, violon
23/04/2021
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Bertrand Chamayou, piano
Les Franco-russes
01/04/2021
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Vadim Gluzman, violon
Les Franco-russes
27/03/2021
Les Franco-russes
Association AÏDA
Quatuor de clarinettes
22/03/2021
Orchestre nat. du Capitole
Maxim Emelyanychev, dir.
Aylen Pritchin, violon
Les Franco-russes
19/03/2021
Orchestre nat. du Capitole
Kirill Karabits, direction
Les Franco-russes
13/03/2021
Orchestre nat. du Capitole
Thomas Guggeis, direction
06/03/2021
Orchestre nat. du Capitole
Concert huis clos
Leo McFall, direction
David Fray, piano
06/02/2021
Orchestre nat. du Capitole
Concert huis clos
Kahchun Wong, direction
Daniel Lozakovich violon
30/01/2021
Toulouse Guitare
Concert huis clos
Quatuor Eclisses
Virgile Barthe
29/01/2021
Orchestre nat. du Capitole
Concert huis clos
Maxim Emelyanychev, dir.
Adam Laloum, piano
08/01/2021
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Concerts huis clos
18 et 31/12/2020
Orchestre nat. du Capitole
Cornelius Meister, dir.
Nicholas Angelich, piano
05/12/2020
Orchestre nat. du Capitole
Gábor Káli, direction
István Várdai, violoncelle
28/11/2020
Orchestre nat. du Capitole
Concerts huis clos
31/10/2020
14/11/2020
Grands Interprètes
Budapest Festival
Orchestra
Iván Fischer,direction
Alexandre Kantorow,piano
23/10/2020
Orchestre nat. du Capitole
Lio Kuokman, dir. et piano
Kristi Gjezi, violon
Marc Coppey, violoncelle
16/10/2020
Grands Interprètes
Cecilia Bartoli
Les Musiciens du Prince-
Monaco
Gianluca Capuano, dir.
13/10/2020
Orchestre nat. du Capitole
Nil Venditti, direction
Hugo Blacher, trompette
10/10/2020
Les Clefs de Saint-Pierre
Quatuor en héritage
05/10/2020
Orchestre nat. du Capitole
Maxim Emelyanychev, dir.
Ishay Shaer, piano
03/10/2020
Les Arts Renaissants
Yasuko Uyama-Bouvard
Orchestre Les Passions
Jean-Marc Andrieu, dir.
29/09/2020
Musique en Dialogue aux
Carmélites
Bach Jean-Sébastien
Suites et danse
27/09/2020
Musique en Dialogue aux
Carmélites
Looking for Beethoven
Pascal Amoyel
13/09/2020
Les Clefs de Saint-Pierre
"Dessine-moi un concert"
11/09/2020
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Seong-Jin Cho, piano
10/09/2020
Musique en Dialogue
aux Carmélites
Concerts d'ouverture
29 et 30/08/2020
Orchestre nat. du Capitole
Concert exceptionnel
David Fray, dir. et piano
Audrey Vigoureux,
Emmanuel Christien,
Jacques Rouvier, pianos
02/07/2020
Orchestre nat. du Capitole
Concert exceptionnel
Tugan Sokhiev, direction
Bertrand Chamayou, piano
26/06/2020
Orchestre nat. du Capitole
Concert exceptionnel
Renaud Capuçon, violon
19/06/2020
 

 

Concerts/ Grands Interprètes / Budapest Festival Orchestra
Iván Fischer, direction - Alexandre Kantorow, piano
23 octobre 2020 à 18 h 30
     
 
COUP DE CŒUR

CRITIQUE

Eblouissant !

Le 23 octobre dernier, la saison Grands Interprètes retrouvait l’un des plus prestigieux orchestres du monde symphonique avec lequel elle a lié des relations étroites, le Budapest Festival Orchestra (BFO), placé sous la direction de son fondateur Iván Fischer. Le soliste de cette soirée très attendue n’était autre que le jeune et grand pianiste français Alexandre Kantorow. Une rencontre qui n’a pas manqué de briller de mille feux et de susciter un enthousiasme légitime de tout le public.

Grâce à l’association Grands Interprètes, le public toulousain a découvert et ne cesse d’admirer les qualités spécifiques rares et admirables de cette formation symphonique venue de l’Est. Chaque concert du Budapest Festival Orchestra est l’occasion de découvrir de nouvelles particularités, de nouvelles approches des partitions, de nouvelles raisons de s’émerveiller. En fait cette formation symphonique possède une personnalité spécifique et des couleurs propres, à l’instar d’un grand soliste.



Le Budapest Festival Orchestra et son directeur Iván Fischer dans la formation pour la Simple Symphony, de Benjamin Britten - Photo Classictoulouse -

Ce soir-là, les circonstances sanitaires motivent le fait que l’ensemble des musiciens, le chef et même le soliste, apparaissent masqués et le restent tout au long du concert. A la seule exception, bien évidemment, des instrumentistes à vent ! La disposition des différents pupitres sur le plateau de la Halle aux Grains obéit à la spécificité des orchestres d’Europe de l’Est. Les premiers et second violons sont disposés de part et d’autre du podium du chef et les contrebasses occupent le fond de la scène.
Le programme de cette soirée s’ouvre sur une œuvre singulière de Benjamin Britten, sa Simple Symphony pour cordes. Ecrite en 1933-34, elle utilise des bribes de partition que le compositeur avait conçues pour piano lorsqu'il était un jeune adolescent, entre 1923 et 1926. Dès les premières mesures de l’œuvre, la perfection du jeu de l’ensemble des cordes a de quoi stupéfier. La précision, la cohésion de l’ensemble confèrent à cette exécution une intensité impressionnante. Les doigtés des violons, parfaitement coordonnés, le choix des phrasés s’avèrent des facteurs déterminants. Si le caractère « terrien » des mouvements extrêmes se manifeste avec force, le douce nostalgie du Sentimental Saraband charme immédiatement. Mais comment ne pas admirer la sublime horlogerie du Playful Pizzicato. La perfection dans l’exécution des pizzicati est telle que le public ne peut s’empêcher d’applaudir sans attendre la fin de l’œuvre.



Alexandre Kantorow, soliste du Concerto n° 2 de Liszt, sous la direction d'Iván Fischer
- Photo Classictoulouse -

Le concerto n° 2 en la majeur de Franz Liszt amène sur scène un interprète hors norme qui, à moins de vingt-trois ans, a conquis la planète du piano. Alexandre Kantorow, premier Français vainqueur du prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou (ce fut en 2019), gagne à chaque apparition en maturité, en profondeur, sans rien perdre de sa spontanéité. Ce soir-là, il trouve dans la partition de Liszt matière à exercer sa maîtrise, la fluidité de son jeu, son sens des contrastes expressifs. Avec la sauvagerie percussive, mais aussi la finesse de ses phrasés de félin, il fait souffler sur ce concerto, longuement élaboré par Liszt, un vent de jeunesse et de vitalité. Alexandre Kantorow est ici aidé, soutenu, accompagné avec ferveur par l’orchestre idéal pour ce répertoire. Un orchestre qui, à l’évidence, parle la langue magyar du compositeur. A son côté, le soliste parvient à conduire en même temps analyse et synthèse, détail et grande ligne, d’une partition éclatée et multiple. Inutile de préciser que la perfection technique de son toucher lui permet de s’affranchir de toute difficulté pour atteindre l’essentiel, l’expression musicale. Ainsi, les nombreux moments de pyrotechnie digitale ne donnent que plus de poids aux silences suspendus sur un infini qui donne le vertige.
De retour après de multiples rappels enthousiastes d’un public chauffé à blanc, le pianiste aborde en bis un monde bien différent, celui de la Ballade n° 2 opus 10 du jeune Johannes Brahms. Profondeur, introspection et un final sur un profond silence que toute la salle prolonge avec recueillement.



Le Budapest Festival Orchestra et son directeur Iván Fischer dans la formation pour la 4ème Symphonie de Beethoven - Photo Classictoulouse -

Le concert s’achève sur un nouvel hommage à Beethoven que le BFO et Iván Fischer offrent généreusement. Ils choisissent l’une des symphonies « paires », réputées « heureuses » par rapport aux symphonies « impaires », considérées comme dramatiques ou héroïques. La Symphonie n° 4 n si bémol majeur, il est vrai, contraste avec l'Héroïque 3ème symphonie et la célèbre 5ème. Considérée par Schumann comme « Une menue dame grecque prise entre deux dieux nordiques… » cette joyeuse 4ème est néanmoins prise très au sérieux par les interprètes. La direction d’Iván Fischer introduit le premier volet avec un sens aigu de la progression. L’ample dynamique de la riche sonorité orchestrale se déploie dans une sorte d’exaltation de la lumière. Le chef suscite de très originales nuances, n’hésitant pas à aviver les arêtes de certains phrasés. Il en est ainsi du Trio du troisième volet aux accents originalement soulignés. L’Allegro ma non troppo final s’épanouit dans une fébrilité joyeuse qui conclut l’œuvre et la soirée dans une envolée d’optimisme ô combien bienvenue !
Gageons que l’on reverra prochainement à Toulouse cette magnifique phalange.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 24 octobre 2020

 

infos
 

 

Renseignements et locations :
61, rue de la Pomme,
31000 Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00.
 
Programme des concerts donné le 23 octobre 2020 à 18 h 30 à la Halle aux Grains de Toulouse

* B. Britten
- Simple Symphony

* F. Liszt
- Concerto n°2 pour piano et orchestre en la majeur

* L. van Beethoven
- Symphonie n°4, en si bémol majeur, opus 60

 

 
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