www.classicToulouse.com
Annonces
 
Opéra Magazine
Saison lyrique 2009-2010
 
Critiques
 
Opéra de Paris/Garnier
La Dame du lac
G. Rossini
30/06/2010
Théâtre du Capitole
Les Vêpres de la Vierge
C. Monteverdi
Les Sacqueboutiers
24/06/2010
Théâtre du Capitole
West Side Story
L. Bernstein
19/06/2010
Théâtre du Capitole
La Flûte enchantée
W. A. Mozart
18/06/2010
Opéra de Paris/Bastille
Les Contes d'Hoffmann
J. Offenbach
01/06/2010
Opéra de Paris/Bastille
La Walkyrie - R. Wagner
31/05/2010
Opéra de Paris/Bastille
Billy Budd - B. Britten
03/05/2010
Théâtre du Capitole
Elektra - R. Strauss
28/04/2010
Opéra-Théâtre d'Avignon
Aïda - G. Verdi
27/04/2010
Opéra Comique
Mignon - A. Thomas
12/04/2010
Iolanta
Piotr Ilyitch Tchaïkovski
26/03/2010
Récital
Stéphanie d'Oustrac
17/03/2010
Théâtre du Capitole
Erwartung-Pierrot lunaire
La Voix humaine
16/03/2010
Opéra de Paris/Bastille
L'Or du Rhin - R. Wagner
04/03/2010
Opéra de Paris/Bastille
Don Carlo - G. Verdi
02/03/2010
Le Voyage à Reims
G. Rossini
19/02/2010
Opéra de Paris/Bastille
La Somnambule
V. Bellini
14/01/2010
Opéra de Lyon
Manon Lescaut
Giacomo Puccini
24/01/2010
Théâtre du Capitole
Euryanthe -
Carl Maria von Weber
22/01/2010
Opéra de Paris/Bastille
Werther - J. Massenet
14/01/2010
Théâtre du Capitole
King Arthur - Henry Purcell 06/01/2010
Théâtre du Capitole
La Vie Parisienne
J. Offenbach
22/12/2009
Opéra Comique
Fortunio - A. Messager
10/12/2009
Opéra de Paris/Bastille
Andrea Chénier - Giordano
03/12/2009
Opéra de Paris/Garnier
Platée - J.P. Rameau
02/12/2009
 

 

Opéra/ Opéra de Paris - Bastille/La Somnambule - V. Bellini
03/02/2010
     

CRITIQUE

Fantaisie pastorale ou  psychodrame ?

Pour son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris, La Somnambule que Vincenzo Bellini (1801-1835) composa en 1831 bénéficie d’une distribution sur bien des points intéressante mais d’une production particulièrement complexe.

Le programme de salle est sans ambigüité sur les intentions de Marco Arturo Marelli, responsable de la mise en scène, des décors et des lumières de ce spectacle, les costumes étant signés Dagmar Niefind. Louée au Staatsoper de Vienne où elle vit le jour en 2001, cette production demeure fidèle géographiquement au livret de Felice Romani. Nous sommes bien en Suisse et dans un site montagneux. Mais, à la lecture des huit pages contenues dans le programme et donnant la parole à Marco Arturo Marelli, le spectateur comprend rapidement que la sympathique fantaisie pastorale à laquelle il s’attend vient de se transformer en une étude psychanalytique des personnages d’Amina et d’Elvino. Même le célèbre psychologue suisse Carl Gustav Jung (1875-1961) est appelé en renfort pour justifier scientifiquement cette vision des faits. Au demeurant passionnante dans l’absolue, cette dernière ne concerne à vrai dire qu’une infime partie d’un public venu écouter avant tout quelques uns des plus beaux airs de tout le répertoire bel cantiste préromantique.


Vue d’ensemble  (Photo : Axel Zeininger)

Lieu unique du « drame », le hall d’un grand hôtel à vocation de sanatorium. Une immense véranda laisse apercevoir un paysage enneigé grandiose. Aménagé au cordeau pour célébrer les noces d’Amina et d’ Elvino, ce lieu impersonnel et gigantesque est ensuite ravagé par une tempête de neige et c’est dans un invraisemblable maelstrom de mobilier renversé que la célèbre scène du somnambulisme se déroulera… pour s’achever devant une réplique du rideau de scène du Palais Garnier (nous sommes à Bastille), unique décor pour saluer la renaissance d’Amina, toute de rouge vêtue et transformée en diva ! Manquant singulièrement de poésie, en décalage constant avec une partition flirtant en permanence avec des transparences élégiaques, cette production finit par ennuyer. Tout simplement.


Natalie Dessay (Amina) et, à droite, Cornelia Oncioiu (Teresa)
( Photo : Julien Benhamou)

Dommage, car Nicolas Joel  a invité pour cet évènement notre prima donna française Natalie Dessay dans le rôle titre. Le public est là pour l’entendre et elle ne le déçoit pas. Même si le passage depuis quelques années à un répertoire plus lourd que celui qui vit ses débuts ne peut que laisser des stigmates dans un suraigu  qui n’a plus tout à fait l’exquise rondeur d’autrefois, Natalie Dessay maîtrise parfaitement son virage vocal et donne d’Amina un portrait musical et dramatique des plus convaincants.
Cornelia Oncioiu (Teresa) et Marie-Adeline Henry (Lisa) complètent avec probité le cast féminin.
La superbe basse italienne Michele Pertusi (Rodolfo) n’a aucun  mal à recueillir les suffrages d’un  public charmé par un timbre voluptueux et un comédien de premier plan. Ce dernier point n’est hélas pas l’apanage du ténor mexicain Javier Camarena, Elvino timide, distant et emprunté. Cela dit son phrasé est superbe et même si le timbre n’est pas exceptionnel, l’autorité de la quinte aigue est flagrante.
Spécialiste de ce répertoire, le maestro Evelino Pido surprend par la lenteur et le manque d’acuité de sa direction. Reconnaissons pour sa défense que le spectacle visuel qui lui est proposé n’est vraiment pas enthousiasmant non plus.


Robert Pénavayre

 

infos
 

Prochaines
représentations :


9, 12, 15, 18, 21 et
23 février 2010

Renseignements et réservations : www.operadeparis.fr


Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines

 
2010-2011
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index