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Opéra/ Théâtre du Capitole /Le Voyage à Reims - G. Rossini -
19/02/2010 |
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CRITIQUE
La formidable ambiance d’une troupe
La création in loco du Voyage à Reims de Rossini s’est donc faite dans la salle de spectacle du Casino Barrière. Saison « Hors les murs » du Capitole oblige. Pour beaucoup une double découverte : un lieu plutôt sympathique et parfaitement approprié au genre et, de plus, un spectacle particulièrement réjouissant.
Fruit d’une gigantesque coproduction réunissant 16 opéras français, ce Voyage à Reims, placé sous l’égide du Centre Français de Promotion Lyrique, a débuté son pèlerinage hexagonal le 3 octobre 2008. Depuis cette date, vingt huit chanteurs de différentes nationalités alternent afin de se faire connaître et de parfaire leur métier. Attention, il ne s’agit en aucun cas d’étudiants ou de stagiaires, mais d’artistes déjà dans une carrière à laquelle ils souhaitent donner un nouvel élan.
Luciano Acocella, chef d’orchestre et Nicola Berloffa, metteur en scène, les accompagnent dans cette aventure. Le premier avec un art consommé du style rossinien, maîtrisant les nombreux ensembles de cette partition avec une autorité non exempte de souplesse. Le second adaptant à chaque théâtre visité une production simple mais d’une parfaite lisibilité, pleine d’humour et de clins d’œil ravageurs.
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De gauche à droite : Marco Di Sapia (Don Profondo), Marc Labonnette (Trombonok),
José Maria Lo Monaco (Melibea) et Dong Il Jang (Don Alvaro)l
(Photo: Patrice Nin) |
Quant au plateau, il convient avant tout de souligner le magnifique esprit de troupe qu’il dégage, avec cette complicité évidente et de tous les instants qui semble relier les 18 interprètes de cet ouvrage. Les esprits chagrins qui pensaient voir un spectacle au rabais en sont pour leurs frais. Ce que nous propose ici le Capitole est des plus louables, si l’on veut bien en plus tenir compte de la difficulté de cette partition. |

De gauche à droite : Céline Kot (Delia), Rany Boechat (Modestina),
Yun Jun Choi (Cortese), Gabrielle Philiponet (Corinna), José Maria Lo Monaco (Melibea)
et Elena Gorshunova (Folleville) (Photo : Patrice Nin)
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Plébiscité par le public, le baryton italien Marco Di Sapia est un Don Profondo de grande qualité, donnant à la scène « européenne » des allures de catalogue à mourir de rire. Retenons également le splendide et rare timbre de contralto de l’italienne José Maria Lo Monaco, Melibea d’une conduite vocale irréprochable, son duo avec l’impeccable ténor américain Jud Perry (Libenskof) fut assurément l’un des meilleurs moments d’une soirée dans laquelle tous les artistes démontrèrent de véritables et réconfortantes qualités scéniques et musicales.
Robert Pénavayre
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infos |
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Prochaines représentations :
23 et 24 février 2010
ATTENTION :
Les représentations ont lieu au Casino Théâtre Barrière
Renseignements et réservations : www.theatre-du-capitole.fr
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