Cauchemar au cœur des Pyrénées
Le premier roman de Bernard Minier est de ceux auxquels on ne résiste guère. Inutile de le lâcher parce qu’il vous angoisse, lui ne vous lâche pas et plus d’une fois vous devez faire des efforts surhumains pour ne pas regarder subrepticement en bas de page la suite de l’action. Ce polar aux relents psychiatriques s’emballe même sur les cent dernières pages au point de vous faire, c’est sûr, passer une nuit blanche. |
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Lecteurs du Sud-ouest, ce n’est même pas le lieu de l’action qui a la moindre chance de vous offrir un ballon d’oxygène pour vous détourner un instant de ce thriller puisque ce roman se passe entre Pyrénées ariègeoises et… Toulouse. Donc, vous avez droit personnellement à une mise en situation en règle !
Le début est carrément bluffant. Imaginez-vous à 2000 mètres d’altitude, en plein hiver, accompagnant les ouvriers d’une centrale hydroélectrique lorsqu’ils découvrent, suspendu à la falaise glacée, le cadavre d’un cheval… sans tête. Une bonne entrée en matière. Mais lorsque vous apprenez que, plus bas, se trouve un centre psychiatrique de haute sécurité, entendez par là qu’il regroupe des fous extrêmement dangereux, vous sentez bien que l’action va naviguer dans du lourd, du très lourd même. |