www.classicToulouse.com
Articles
 
Un monde habité par
le chant
Teresa Berganza, avec
Olivier Bellamly
Folies de mai
Hervé Baslé
Igor Stravinski
Bertrand Dermoncourt
Richard Cœur de Lion/
L'Ombre de Saladin
Mireille Calmel
Un violon sur la mer
Gilbert Bordes
Les Soirées de l'orchestre
Hector Berlioz
Dictionnaire amoureux
de Stendhal
Dominique Fernandez
Parlez-moi du Djebel Amour
Jean Yvane
Naples en fête
Patrick Barbier
Dictionnaire amoureux
de l'Humour
Jean-Loup Chiflet
La lettre qui allait...
Rachel Joyce
Les grands chanteurs du
XX° siècle
Richard Martet
Les grands pianistes du
XX° siècle
Alain Lompech
Le cercle
Bernard Minier
Dictionnaire amoureux
de l'Algérie
Malek Chebel
Dictionnaire amoureux
du Cheval
Homéric
Le dernier rêve de Cléopâtre
Christian Jacq
Figures d'opéra-comique
Arthur Pougin
L'attente
Catherine Charrier
Faut-il jouer moins fort ?
Gerald Moore
Le Premier Oublié
Cyril Massarotto
Serge Prokofiev
Laetitia Le Guay
Les pompes de Ricardo Jesus
Patrick Chauvel
Dictionnaire amoureux de
Napoléon
Jean Tulard
Tchaïkovski
Jérôme Bastianelli
Le sang des dauphins noirs
Elena Sender
Rossini
Jean, Jean-Philippe Thiellay
7 ans après
Guillaume Musso
Massenet
Jacques Bonnaure
Le Grand Voyage -
La quête de Mohawks
Nicolas Vanier
Réflexions faites
Alfred Brendel
Aliénor - L'Alliance brisée
Mireille Calmel
Alain Fondary, la voix
du souffleur
Patrick Alliotte
Considérations inactuelles
Denis Tillinac
Aliénor - Le Règne des Lions
Mireille Calmel
La Belle époque de
Massenet
Christophe Ghristi
Mathias Auclair
La faucille et le drapeau
Marc Ferro
La petite fille qui aimait
la lumière
Cyril Massarotto
Le Bal des Importants
Thierry Galineau
L'enfant du premier matin
Nicolas d'Estienne d'Orves
Le Grand Voyage - Mohawks
et le Peuple d'en haut
Nicolas Vanier
Musique et opéra autour
du monde 2011-2012
Ed. Le Fil d'Ariane
Dictionnaire amoureux des
Dictionnaires
Alain Rey
Les grands violonistes du
XX° siècle
Jean-Michel Molkhou
 

 

Livres/ Réflexions faites - Alfred Brendel
     
 

Propos musicaux

Il a arrêté de se produire sur scène en tant que pianiste en décembre 2008, après son dernier récital toulousain le 17 juin de la même année. Alfred Brendel a marqué le siècle de son empreinte indélébile concernant l’interprétation des grandes partitions classiques et romantiques. Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann ont bénéficié de la profondeur de ses approches. Après plus de soixante ans de carrière, sa présence se manifeste toujours dans des domaines voisins toujours liés à la culture. La littérature, la poésie, la peinture également, n’ont cessé de passionner cet ardent défenseur de l’écriture. Le 19 mars 2012, il présentait à Toulouse un concert-lecture hors norme d’une grande originalité.


 

En 1982, paraissait la traduction française « Réflexions faites » de son ouvrage original intitulé « Nachdenken über Musik ». En voici la mise à jour, traduite de l’allemand par Dominique Miermont et Brigitte Vergne. Ce recueil d’essais traite avec finesse, intelligence, précision et amour, de l’interprétation des pièces pour piano des plus grands compositeurs qui ont constitué son répertoire. Brendel ne se contente pas de généralités agiographiques sur ces créateurs qui ont marqué l’Histoire. Il pénètre dans le monde de l’écriture musicale, n’hésitant pas à aborder le détail des partitions elles-mêmes, dont des extraits sont intégrés au texte. Nul ne s’étonnera de voir Beethoven figurer en tête de ses préoccupations d’interprète. Sa vision du message révolutionnaire passe par un examen précis critique des textes originaux.

Le mélomane un tantinet musicien (il faut pouvoir lire les quelques portées musicales insérées dans le texte) y trouvera une mine d’informations. Schubert et ses sonates figurent également en bonne place. Brendel s’attache à démolir une série de préjugés qui, selon lui, entachent encore ce génial répertoire. Liszt, dont il reste l’un des interprètes majeurs, est également âprement défendu contre les idées préconçues qui affectent sa mémoire. Il réhabilite également Ferruccio Busoni, l’un des grands pianistes du siècle précédent et consacre un chapitre ému à son maître Edwin Fischer, pour terminer sur d’intéressantes considérations concernant son outil… le piano, dont il reprend avec humour la formule percutante: « Il n’y a pas de mauvais pianos, il n’y a que des mauvais pianistes. »
Un entretien à cœur ouvert avec Jeremy Siepmann complète cet ouvrage riche, sans complaisance et passionnant.

Serge Chauzy

 

infos
 
 

"Réflexions faites",
Alfred Brendel
ed. Buchet-Chastel
236 pages - 17 €

 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index