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Festivals/ Toulouse d'été - Edition 2018 - 18, 19 et 20 juillet 2018
     

CRITIQUE

Toulouse d’Eté 2018 : la musique et la danse 

La 15ème édition du festival Toulouse d’Eté bat son plein. Cette fête de toutes les musiques aborde les domaines les plus divers. La salle capitulaire du cloître des Jacobins héberge en particulier la belle série baptisée « Une heure avec… » qui présente solistes réputés ou ensembles originaux. Trois concerts successifs ont ainsi permis de découvrir de nouveaux répertoires ou d’ouvrir de nouveaux chemins dans la thématique de cette édition « Dansons les musiques ! » Piano solo, piano à quatre mains, ensemble d’instruments à vent se sont succédés pour le plus grand plaisir des Toulousains et « assimilés ».



Guillaume Coppola et Paul Lay au cloître des Jacobins
- Photo © Romaric Pouliquen/Mairie de Toulouse -

Guillaume Coppola et Paul Lay : piano classique, piano jazz

Le 18 juillet, ces deux grands artistes explorent simultanément des répertoires complémentaires en un dialogue riche et révélateur. Guillaume Coppola, qui occupe une place importante sur les grandes scènes du piano classique, et le jazzman Paul Lay, originaire de Toulouse et titulaire du prix Django Reinhardt, réunissent donc leurs talents au cours d’un concert intitulé Mirror Dances. L’organisation de cette rencontre revêt une structure particulière. Les deux pianistes alternent le jeu à deux mains et à quatre mains. Plus exactement, ils encadrent leurs prestations individuelles par deux épisodes de piano à quatre mains. The Ragtime Dance, de Scott Joplin, ouvre le concert sur la fantaisie, le sens du rythme, mais aussi cet humour spécifique au genre musical. Les deux complices se partagent le clavier, Guillaume Coppola au registre aigu, Paul Lay au registre grave.


O
Ils inversent leur position pour les deux extraits de la Suite n° 1 du Peer Gynt d’Edvard Grieg qui concluent leur programme. Les deux séquences choisies, Au matin et Dans l’antre du roi de la montagne sont agrémentées que quelques « impros » bienvenues du jazzman, jusqu’à l’irrésistible crescendo final qui suscite un enthousiasme communicatif à toute l’assistance.
Entre ces deux séquences, chacun investit son répertoire respectif.
Guillaume Coppola habille avec élégance trois Valses de Frédéric Chopin, soulignant notamment la nostalgie de l’opus 70 n° 2 et la rutilance de la fameuse Grande Valse Brillante opus 18.
Le grand pianiste confère également poésie et tendresse à trois des Danzas españolas d’Enrique Granados dont il est devenu l’un des spécialistes du moment.
Paul Lay ouvre sa séquence sur un medley de folie intitulé World of Chaplin autour des chansons composées par le génial cinéaste pour son film The Kid. L’incroyable richesse polyphonique de cette création est suivie de l’apaisant Dolphins signé de l’interprète lui-même. Paul Lay sait comme personne se fondre avec son clavier, jouant de tout son corps. Il témoigne d’une impressionnante imagination musicale lorsqu’il mêle habilement la fameuse chanson de George Gershwin The man I love et le séduisant Maple Leaf Rag, de Scott Joplin.
L’ovation que reçoivent les deux pianistes les ramène sur l’estrade de la salle capitulaire pour deux nouveaux Ragtimes de Scott Joplin. Une joie qui compense largement le ciel maussade de cette fin d’après-midi !



Le quatuor de clarinettes "Anches Hantées"
- Photo © Romaric Pouliquen/Mairie de Toulouse -

Toulouse sur Danube

Le 19 juillet, le cloître des Jacobins reçoit un ensemble instrumental original et déjà célèbre, le quatuor de clarinettes baptisé « Anches Hantées » ! Ce nom à double entrée en dit long sur l’esprit qui règne au sein de ce groupe d’amis. Composé comme un quatuor à cordes, il réunit Nicolas Châtelain, Romain Millaud, Bertrand Hainaut, clarinettes, et Elise Marre, clarinette basse. Le programme qu’ils choisissent d’offrir en plein été ressemble à s’y méprendre à celui d’un concert de Nouvel An au Musikverein de Vienne ! Adoptant en cela le thème de ce 15ème festival, il rassemble des œuvres destinées à la danse. Johann Strauss fils en est le compositeur dominant. Il côtoie néanmoins le Strasbourgeois Emile Waldteufel (avec sa célèbre Valse des patineurs), Léo Delibes (avec un extrait de son ballet Sylvia), Jacques Offenbach (et sa célèbre Barcarolle des Contes d’Hoffmann), mais également l’Espagnol Manuel de Falla (Danse de La Vida breve). Chacune de ces pièces est habilement arrangée pour quatuor de clarinettes avec un remarquable respect pour la version originale. En outre, tout au long de ce beau panorama musical, les membres du quatuor se succèdent pour présenter ou commenter les œuvres.

 
La vitalité du jeu, sa précision, la virtuosité dont ces authentiques musiciens font preuve, s’accompagne d’un humour qui rend heureux. Leur intervention dans ce festival constitue un efficace remède contre la morosité.
Parmi les nombreuses partitions viennoises qu’ils ont choisi de présenter, on admire le recours au pizzicato requis par la fameuse Pizzicato Polka (et son remake), l’emploi savoureux de la petite clarinette pour Auf der Jagd (A la chasse), ou encore le puissant pouvoir de suggestion de Unter Donner und Blitz (Sous le tonnerre et l’éclair).
Pour la traditionnellissime Marche de Radetzky (seule pièce de Johann Strauss père présentée ce soir-là), le public ne se fait pas prier pour scander la marche de ses applaudissements…
Une transcription de la chanson La Valse à Hum (Hum pour Humanité) du troubadour contemporain André Minvielle, mise en musique par Denis Tuveri, conclut ce programme. Lequel se prolonge néanmoins de deux bis : le Galop extrait du ballet Mascarade d’Aram Khatchatourian et une pièce d’inspiration klezmer, une tradition musicale si favorable à la clarinette.
Décidemment, le métissage musical fonctionne à plein au cours de la présente édition du festival Toulouse d’été.


Le gand pianiste espagnol Luis Fernando Pérez
- Photo © Romaric Pouliquen/Mairie de Toulouse -

Flamboyante Espagne

Le grand virtuose et poète du piano, Luis Fernando Pérez conclut, le 20 juillet, le volet « classique » du festival. Cet habitué de la ville rose s’est déjà produit à plusieurs reprises, invité aussi bien par Alain Lacroix, directeur de cette manifestation estivale, que par le festival Piano aux Jacobins. Il sera d’ailleurs de nouveau présent dans ce cloître le 26 septembre prochain pour la 39ème édition de ce festival.
Même si son répertoire couvre une large palette, ce brillant élève de Frank Marshall, lui-même élève de Granados, s'est perfectionné dans le répertoire de son pays qu’il défend avec un engagement irrépressible. « Un répertoire unique, dit-il, qui réclame une technique très particulière. Que ce soit pour Granados ou Albéniz, il s'agit d'une musique très rythmée, percussive, mais pas à la manière russe de Prokofiev : les résonances sont très importantes. De même, la complexité de certains rythmes demande une très grande liberté des deux mains. »


Son récital toulousain illustre avec panache cette profonde connaissance d’une musique qui semble couler dans ses veines. De Federico Mompou à Manuel de Falla le pianiste pare son clavier des couleurs les plus riches, des rythmes les plus contrastés. Les Scènes d’enfants, de Mompou, qui ouvrent la soirée, sorte de pendant au cycle schumannien éponyme, mêlent tendresse et inquiétude, éclat et finesse. Une incroyable puissance expressive émane des deux extraits des Goyescas, d’Enrique Granados : subtile évocation du rossignol, noire menace de la mort…
Visionnaire dans les trois Danzas fantásticas de Joaquin Turina, Luis Fernando Pérez déploie sa virtuosité illimitée dans les Chants d’Espagne d’Isaac Albéniz. Avec la suite pour piano d’El amor brujo (L’amour sorcier), de Manuel de Falla, le pianiste convoque sur son clavier toutes les ressources de l’orchestre. De la Pantomima à la Danza ritual del fuego, l’Espagne profonde resplendit de couleurs et de rythmes. C’est d’ailleurs le moment que choisit la météo pour déclencher un orage accompagné de pluie sur Toulouse. Les éléments se mêlent ainsi, mais avec panache, à la musique ! Déclenchant une ovation debout, le pianiste prolonge encore la soirée en s’échappant de la péninsule ibérique pour visiter l’Argentine. Un Tango de Carlos Guastavino referme avec passion cette belle soirée hispanique.

Serge Chauzy
Article mis en ligne 21 juillet 2018

 

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