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Festivals/ Passe ton Bach d'abord 2021 - 24, 25 et 26 septembre 2021
     

CRITIQUE

Passe ton Bach d’abord !, intime et passionné

Le troisième report de cette treizième édition de Passe ton Bach d’abord ! fut enfin le bon. La multiplication des rencontres originales et ouvertes entre la musique de Bach et les musiques du monde ont une fois de plus mis en évidence l’universalité du génie du fondateur de la musique occidentale. Deux concerts aux effectifs opposés ont notamment marqué l’événement.

Avec Ophélie Gaillard, le privilège de la danse

Le retour de la grande violoncelliste Ophélie Gaillard constituait l’un des points forts de cette 13ème édition du festival toulousain. Les spectateurs ne s’y sont pas trompés qui ont rempli l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines de leur présence et de leur ferveur. Trois des mythiques Suites pour violoncelle seul étaient inscrites au programme de cette soirée du samedi 25 septembre. On se souvient de la participation de la violoncelliste au festival 2018 aux côtés du danseur hip-hop Ibrahim Sissoko et de l’ouverture d’esprit que traduisait cette proximité.
Cette fois, Ophélie Gaillard se présente seule et se confronte aux trois premières de ces Suites de danse. Car il s’agit bien de danse dont l’interprète se plaît à souligner la richesse rythmique.


Ophélie Gaillard - Photo Classictoulouse -

O

En outre la beauté de son jeu, celle de ses choix de phrasés, des timbres qui émanent de son magnifique instrument baroque (sans la pique qui équipe la version moderne du violoncelle) illustrent parfaitement ce que le Times salue en elle : « Le doigté de magicienne d’Ophélie Gaillard, un grand cœur lyrique et un kaléidoscope de couleurs. »
L’interprète livre là une exécution à la fois naturelle et terrienne, ouverte et intense. Elle caractérise chaque danse dans sa spécificité. A la suite des Préludes, comme improvisés, animation et rebondissement du rythme confèrent une vie irrésistible aux mouvements vifs comme les Courantes ou les Gigues. La grande musicienne habite les Sarabandes de manière différenciée, comme des méditations ou des rêveries.

Mais ses interprétations ne se limitent pas à Jean-Sébastien Bach. Afin d’illustrer le thème du festival de cette année « Bach-Monde », elle précède chaque Suite d’un « tune » britannique signé du compositeur écossais contemporain de Bach, un certain James Oswald. Certains de ces airs n’hésitent pas à aborder quelques thèmes « gaillards » (!) comme celui qui s’intitule : « She is sweetest when she is naked » !
Le succès est tel que deux bis s’avèrent nécessaires. L’un est une marche du même Oswald, l’autre un retour à Bach avec la Sarabande de sa 4ème Suite.

Le grand œuvre

Cette treizième édition ne pouvait se conclure que sur une rencontre forte et symbolique avec le dernier des trois grands piliers de l'oratorio de Jean-Sébastien Bach que l’Ensemble Baroque de Toulouse et son chef Michel Brun n'avaient pas encore abordé. L’exécution solennelle à la Halle aux Grains toulousaine de la Passion selon Saint-Jean a donc mis un point final chaleureusement accueilli à cette édition.
Cette histoire d’un homme (fût-il un Dieu) confronté à la souffrance, au doute, à la cruauté, dépasse le seul domaine de la religion. L’intensité émotionnelle qu’elle véhicule éprouve la sensibilité des croyants comme celle des non-croyants.
Remercions tout d’abord très chaleureusement les organisateurs de ce concert pour leur initiative consistant à renouveler, comme cela avait été réalisé pour la Saint-Matthieu, le sur-titrage de toutes les paroles de l’Evangile déclamées par les chœurs et les solistes. Enfin éclate au grand jour le génie du compositeur à concevoir une musique qui colle organiquement à ce point au texte. Le spectateur-auditeur reçoit ainsi en plein visage, en plein cœur, le drame qui se joue.



Le Choeur, l'Ensemble Baroque de Toulouse et les solistes de la Passion selon Saint-Jean
- Photo Monique Boutolleau -
Saluons tout d’abord la qualité musicale de cette belle exécution. Les musiciens puisent dans leur pratique des instruments anciens à laquelle ils d’adonnent avec souplesse et exactitude, le sens des phrasés, la beauté des sonorités, leur richesse harmonique. Les hautbois, si importants ici, et leurs cousins au timbre si savoureux, les hautbois da caccia, le basson et le traverso se mêlent habilement aux cordes et au continuo dont le rôle lors des récitatifs reste stratégique. Les solos instrumentaux, notamment ceux des deux violons solos, dont la belle viole d’amour, doivent également être salués. La vitalité des interventions du chœur en tant qu’acteurs de l’action conduit à des moments d’une grande force expressive. La ferveur des chorals, la grandeur du chœur des croyants complètent la palette, la diversité des pouvoirs expressifs dont ces voix réunies sont capables.
De toutes les interventions solistes de grande qualité se détache l’incarnation stupéfiante de l’Evangéliste telle que le ténor suisse Raphael Höhn la réalise. Son timbre angélique d’une parfaite pureté, proche de celui d’une voix de haute-contre, se plie à toutes les nuances, tous les sentiments exprimés par le texte sacré. La compassion, certes, mais également la colère, l’angoisse, la douleur, l’émotion surtout, tout cela transpire de chacun de ses récitatifs si magistralement prononcés, avec une diction qui permet de tout comprendre, de tout vivre en pleine communion. En particulier, son récitatif évoquant les larmes de Pierre donne le frisson et serre la gorge !


Le grand ténor suisse Raphael Höhn, Evangéliste d'exception
- Photo Monique Boutolleau -

A ses côtés, on admire également la noblesse du baryton-basse Jean-Manuel Candenot dans le difficile rôle de Jésus. Le ténor François-Nicola Geslot et le baryton Antonio Guirao (Pilate) complètent avec talent la distribution masculine. Les voix très différenciées des deux protagonistes féminines, la soprano Clémence Garcia, voix de lumière, agile et séraphique, notamment dans l’air si délicat « Zerfließe, mein Herze », ainsi que l’alto Caroline Champy-Tursun, aux accents sombres et dramatiques, en particulier dans le fameux « Es ist vollbracht », illuminent les arias qui leur sont dévolus.
Tout cela ne serait pas possible sans la coordination… « passionnée » du maître d’œuvre de l’événement, Michel Brun. Le chef de l’Ensemble Baroque s’investit corps et âme dans cette aventure hors norme, donne vie, rend sa logique, sa vérité première, son émotion surtout à ce qui pourrait paraître élitiste.
Le message est si bien passé auprès du public que toute la Halle aux Grains acclame cet événement et ses acteurs enthousiastes. La 13ème édition s’achève ainsi. Vive la 14ème édition de Passe ton Bach d’abord !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 29 septembre 2021


 

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Renseignements et
détails des événements
sur le site internet de l'Ensemble Baroque de Toulouse :


http://www.ensemblebaroque
detoulouse.com/


Téléphone :
05 61 52 73 13

 
 
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