www.classicToulouse.com
Annonces
 
Piano aux Jacobins
33ème Festival
04 au 28/09/2012
 
Critiques
 
Odyssud
Rencontres des
Musiques Anciennes
L'aura mia sacra
03/05/2012
Odyssud
Rencontres des
Musiques Anciennes
Gilles : Messe et Te Deum
02/05/2012
Odyssud
Rencontres des
Musiques Anciennes
Le Jazz et la Pavane
25/04/2012
Odyssud
Rencontres des
Musiques Anciennes
Platée - J.-P. Rameau
23/04/2012
Orchestre Les Passions
Passions Baroques
22/10/2011
Toulouse les Orgues
Spectacle Jehan Alain
14/10/2011
Toulouse les Orgues
David Briggs
12/10/2011
Toulouse les Orgues
Jan Willem Jansen
09/10/2011
Toulouse les Orgues
Fabrice Millischer
08/10/2011
Piano aux Jacobins
Menahem Pressler
28/09/2011
Piano aux Jacobins
David Kadouch
22/09/2011
Piano aux Jacobins
Alexander Korsantia
21/09/2011
Piano aux Jacobins
Nathalia Romanenko
19/09/2011
Piano aux Jacobins
Stephen Kovacevich
16/09/2011
Piano aux Jacobins
Ronald Brautigam
15/09/2011
Piano aux Jacobins
Till Fellner
08/09/2011
Piano aux Jacobins
Dana Ciocarlie
06/09/2011
Piano aux Jacobins
Ieva Jokubaviciute
05/09/2011
Piano aux Jacobins
Bertrand Chamayou
02/09/2011
Chorégies d'Orange 2011
Rigoletto, G. Verdi
02/08/2011
Toulouse d'Eté 2011
Jean-Baptiste Dupont
30/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Orchestre du Capitole,
Jaime Martin, dir.
Estelle Richard, basson
David Minetti, clarinette
28/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Céline Frisch
27/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Orchestre de Chambre,
Ensemble "les éléments",
Joël Suhubiette
26/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Les Années de pèlerinage
F. Dumont, G. Coppola
R. Hervé
22/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Les Sacqueboutiers
A Sei Voci
21/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Quatuor Zaïde
20/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Dominique Plancade
19/07/2011
Toulouse d'Eté 2011
Quatuor Quart'Bone
19/07/2011
Chorégies d'Orange 2011
Concert ONCT, T. Sokhiev
Orfeon Donostiarra
16/07/2011
Chorégies d'Orange 2011
Concert ONCT, T. Sokhiev
D. Matsuev, piano
11/07/2011
Festival Flamenco
Mont de Marsan
04 au 10/07/2011
Chorégies d'Orange 2011
Aïda, G. Verdi
09/07/2011
Passe ton Bach d'abord
Edition 2011
11 et 12/06/2011
 

 

Festivals / Chorégies d'Orange 2011 - Rigoletto, G. Verdi - 2 août 2011
     
CRITIQUE

Nuit de folie lyrique

Les spectateurs de cette soirée se souviendront longtemps, à n’en pas douter, de la furia lyrique qui s’est emparée de cette représentation du Rigoletto verdien. Tout était réuni, il est vrai, pour que cette soirée ne soit pas comme les autres.


Vue d’ensemble de la mise en scène (Crédit photo : Philippe Gromelle Orange)

Et en premier lieu un temps idéal, ce qui ne fut pas le commun de cette 40ème édition des Chorégies ! Cela ne fait pas tout, d’accord, mais enfin. La production, qui fait appel à un plateau tournant rarement utilisé dans ce lieu, est signée Paul-Emile Fourny dans une scénographie et des costumes de Louis Désiré. Ce carrosse renversé, tour à tour cour ducale, demeure du bouffon ou bouge mal famé, est assez astucieux, sans appeler pour autant davantage de commentaires. Raymond Duffaut avait réuni pour l’occasion une distribution qui a joué le jeu à fond, offrant au public bien plus qu’il n’en rêvait. Reine de cette représentation, la soprano italienne Patrizia Ciofi déploie dans le rôle de Gilda une vocalité d’une merveilleuse fluidité. Sa voix, parfaitement homogène, illumine le ciel des Chorégies d’un aigu vertigineux d’aisance, de pose et de luminosité.


Patrizia Ciofi (Gilda) (Crédit photo : Christian Bernateau Orange)
A
Suprême musicienne, Patrizia Ciofi incarne jusqu’au pathétique cette jeune fille qui se sacrifiera pour un amour sans lendemain. Superbe !
Avec Leo Nucci, c’est l’une des légendes de l’art lyrique transalpin qui avait en charge le bouffon tragique. Le Rigoletto de ce baryton italien, aujourd’hui à l’aube de ses 70 ans (!), a fréquenté et fait frémir tous les théâtres d’opéra de la planète au cours d’une carrière exceptionnellement longue et intelligente qui lui permet encore d’imposer un personnage d’une violence incroyable. La voix est toujours là, pleine, chaude, couronnée par un aigu infernal d’impétuosité. Un phrasé parfaitement sous contrôle lui autorise un tutoiement quasi idéal avec la grande cantilène verdienne. Triomphe absolu pour ces deux interprètes qui, sur la lancée d’un duo vengeance tellurique, et à la demande pressante d’un public totalement sous le charme, ne l’ont pas bissé mais… trissé !
Du délire nous ramenant quelques dizaines d’années en arrière, époque à laquelle de nombreux airs et duos étaient bissés. De nos jours la règle générale veut que ce type de cadeau au public ne soit plus de mise, sous des prétextes dramaturgiques ou musicaux que l’on peut aisément comprendre. Mais dans le cadre d’un festival, au sens premier de ce terme, et dans la mesure où le public prenait autant de plaisir que les interprètes, pourquoi pas ? Qui plus est, ce duo clôture le deuxième acte, donc pas de rupture dramatique.
Tout cela laissait peu d’espace au Duc de Mantoue du ténor italien Vittorio Grigolo.

De gauche à droite : Leo Nucci (Rigoletto) et Vittorio Grigolo (Le Duc) (Crédit photo : Philippe Gromelle Orange)
 

Il a cependant tiré honorablement son épingle du jeu, grâce tout d’abord à un véritable engagement scénique de tous les instants et à une voix aux couleurs  séduisantes. Malgré un registre grave confidentiel, l’organe et le timbre n’en demeurent  pas moins plus qu’intéressants. Sachant confier sa ligne de chant à ce que le bel canto verdien a écrit de plus envoûtant, il impose son personnage, même s’il recule devant les deux suraigus, il est vrai ajoutés par la tradition (fin du duo avec Gilda et fin de sa cabalette du deuxième acte). La suite de la distribution ne démérite pas. Il en est ainsi de Mikhail Petrenko (Sparafucile), Marie-Ange Todorovitch (Maddalena), Cornelia Oncioiu (Giovanna), Roberto Tagliavini (Monterone), Stanislas de Barbeyrac (Matteo Borsa), Jean-Marie Delpas (Ceprano) et Armando Noguera (Marullo). Saluons également comme il convient les chœurs des opéras de régions (Avignon, Nice, Toulon et Tours).

Une partition partie prenante

Roberto Rizzi-Brignoli, maestro consacrant la quasi-totalité de son activité au répertoire italien, nous donne à entendre un Rigoletto très personnel. Les Toulousains connaissent bien ses étonnants partis-pris interprétatifs pour l’avoir déjà entendu diriger Le Barbier de Séville, Lucia di Lammermoor et Rigoletto. Grâce à un Orchestre national de France particulièrement virtuose, la partition verdienne nous apparaît tout à coup comme une partie prenante à l’action. Faisant fi de tempos entrés dans la mémoire collective, Roberto Rizzi-Brignoli donne un souffle dramatique incroyable, inouï, parfois à la limite du raisonnable, à cette musique. Prenant de saisissantes libertés, il accentue en le soulignant le drame inimaginable qui se trame dans le dos bossu du bouffon. Surprenant au début, puis finalement fascinant.

Robert Pénavayre

 

infos
 
Renseignements et réservations : www.choregies.com
 
 
 
 
 
Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines


 
2011-2012
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2012-2013
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index