www.classicToulouse.com
Articles
 
L'Aire du Dire
Pierre Jodlowski
Roberto Alagna
Pasión - Live
Philippe Jaroussky
La voix des rêves
Tosca
G. Puccini
Royal Opera House London
Tosca
G. Puccini
Royal Opera House London
Rienzi
R. Wagner
Deutsche Oper Berlin
Aïda
G. Verdi
Mai Musical Florentin
Cendrillon
J. Massenet
Royal Opera House
La Bayadère
L. Minkus
Teatro alla Scala
La Traviata
G. Verdi
Aix en Provence
Le Comte Ory
G. Rossini
Met de New York
Simon Boccanegra
G. Verdi
Scala de Milan
Don Carlo
G. Verdi
Chorégies d'Orange 1984
La Forza del destino
G. Verdi
Teatro alla Scala, Milan
Tosca
G. Puccini
Opernhaus Zürich/Carsen
MET de New York/Bondy
Tannhäuser
R. Wagner
Royal Danish Opera
Simon Boccanegra
G. Verdi
Royal Opera House, Londres
Tosca
G. Puccini
MET de New York
Les Fiançailles au couvent
S. Prokofiev
Kirov Opera & Ballet
Werther
J. Massenet
Opéra de Paris-Bastille
Luciano Pavarotti
Metropolitan Opera
Roberto Alagna
Live - Arènes de Bayonne
I Puritani
V. Bellini
Comunale di Bologna
Don Carlos
G. Verdi
Royal Opera House, Londres
Rigoletto
G. Verdi
Semperoper, Dresde
Faust
Ch. Gounod
Royal Opera House, London
La Rondine
G. Puccini
MET de New-York
Julia Fischer, Violin & Piano
C. Saint-Saëns, E. Grieg
The Metropolitan Opera
Gala 1991
Il Barbiere di Siviglia
G. Rossini
Royal Opera House
Lucia de Lammermoor
G. Donizetti
MET de New-York
La Cenerentola
G. Rossini
Elina Garanča - MET
La Sonnambula
Bellini
N. Dessay/J.D. Florez
Thaïs
Jules Massenet
Renée Fleming
Sacrificium
Cecilia Bartoli
Pelléas et Mélisande
C. Debussy
B. de Billy
Roméo et Juliette
S. Prokofiev
Kenneth McMillan
Orpheus und Eurydike
Ch. W. Gluck
Pina Bausch
Live from Salzburg
Gustavo Dudamel et le
Simon Bolivar Youth
Orchestra of Venezuela
La Cenerentola
G. Rossini
Ode to Freedom
Beethoven Symphonie n° 9
Leonard Bernstein
L'Incoronazione di Poppea
C. Monteverdi
La Rondine
G. Puccini
Falstaff
G. Verdi
Don Quixote
Minkus
Mariinsky Ballet
Piotr Anderszewski -
Voyageur intranquille
Bruno Monsaingeon
 

 

DVD/ Don Carlo - G. Verdi - Chorégies d'Orange 1984
     
COUP DE CŒUR
 

Les grandes heures des Chorégies

Sous un mistral dont seul le Théâtre Antique d’Orange a le secret depuis deux mille ans, Raymond Duffaut affichait en ce 13 juillet 1984 l’une de ces distributions qui ont fait la légende du prestigieux festival dont il venait de prendre la direction deux ans auparavant.

 

C’est en fait la captation télévisuelle de l’INA qui est aujourd’hui proposée en DVD. Dire que la prise de son est parfaite au même titre que l’image serait tromper le consommateur. Bêtement car, en fait, l’essentiel n’est pas exclusivement là. D’ailleurs, à quels sacrifices ne serions-nous pas prêts de consentir pour avoir un opéra entier avec Callas ! Bref,  cette mise en garde posée, venons-en à l’essentiel : la distribution de ce Don Carlo, en italien et sans l’acte donc de Fontainebleau
Pour le grand retour de l’Orchestre National de France en ces lieux, Raymond Duffaut avait engagé le jeune chef américain Thomas Fulton. Sa direction intense et passionnée nous fait encore plus regretter sa disparition prématurée dix ans plus tard, à l’âge de 45 ans.

La mise en scène de Jean-Claude Auvray est agréablement classique, alors que la scénographie de Jean-Paul Chambas, à forte connotation symbolique, est inspirée d’œuvres signées Greco et Velasquez, ici éclatées sur toute la surface du Mur. Mais à vrai dire, la captation tv ne permet pas d’en juger parfaitement la pertinence. Les somptueux costumes, provenant de la production milanaise de Luca Ronconi, sont signés Damiani.

Renato Bruson au firmament

Certes, le casting était éblouissant, nous allons y revenir, mais comment ne pas commencer par celui qui fut, sans conteste, la véritable star de la soirée, le baryton Renato Bruson. Son Posa, l’un des plus beaux rôles verdiens dans cette tessiture, si ce n’est le plus beau, demeure encore aujourd’hui une référence absolue tant en termes de phrasé, de couleurs, de style, d’intelligence et de musicalité. Autre monument, l’Eboli de la mezzo américaine Grace Bumbry. Ce véritable volcan nous délivre un Don fatale qui n’a que bien peu, voire pas du tout, d’équivalent de nos jours. Son timbre charnu, son impériale projection, ses accents dramatiques, tout fait d’elle une Princesse d’anthologie. Le Don Carlo du ténor catalan Giacomo Aragall se bonifie tout le long de la soirée et le dernier acte est plus que convaincant. Ainsi en a–t-il été pendant toute la carrière de ce splendide chanteur perpétuellement travaillé par un trac incontrôlable. Dommage car le timbre était magnifique d’intensité, le style particulièrement châtié et l’ambitus plus que confortable. C’est l’Américain Simon Estes, un baryton-basse wagnérien qui chante Philippe II. Sa voix ample et son legato ne peuvent cacher le manque d’italianité de cet organe superbe au demeurant. Le Grand Inquisiteur de Luigi Roni, quant à lui, est carrément sur sa deadline !
Venons-en à Montserrat Caballé (Elisabeth). L’interminable ovation que lui réservent ses inconditionnels à la fin de Tu che le vanità s’adresse à une immense cantatrice dont les moyens diminuent alors  d’année en année. En 1984, le registre aigu se pare, si l’on peut dire, de stridences alarmantes, le grave ne répond plus si ce n’est en le poitrinant outrageusement. Demeure un splendide medium, un contrôle du souffle renversant de longueur et les sons filés qui ont fait une partie de sa gloire. Et quel personnage ! Quelle noblesse ! Est-ce suffisant ? Non, bien évidemment. Et c’est quelqu’un qui l’a profondément admirée qui écrit ces lignes. La mort dans l’âme…
Malgré tout, un témoignage unique, à posséder impérativement !

Robert Pénavayre

 

infos
 


« Don Carlo » de G. Verdi – Orange 1984 – Hardy Classic n° HCD 4045 - 2 DVDs – Prix Fnac : 37 €

 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index