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Concerts / Orchestre national du Capitole - Christian Zacharias, piano
et direction - 8 février 2019
     

CRITIQUE

Romantique, vous avez dit romantique !

L’invité de l’Orchestre national du Capitole le 8 février dernier, Christian Zacharias, assume avec panache les deux fonctions de soliste et chef d’orchestre. En spécialiste avisé du grand répertoire romantique, ce musicien rigoureux et imaginatif a choisi de partager son programme musical entre deux compositeurs liés par leur histoire et leur amitié : Robert Schumann et Johannes Brahms .Le Chœur du Capitole, sous la direction d’Alfonso Caiani apporte son concours à cette soirée éminemment romantique.

Christian Zacharias s’est non seulement imposé comme l’un des grands pianistes et chefs d’orchestre de sa génération, mais aussi comme un penseur de la musique. Sa vision de son art se résume dans l’expression qui caractérise son approche : « Il faut parler en musique ». Souvent invité à Toulouse au cours des dernières années, il se produit aussi bien en récital, en particulier au cours du festival Piano aux Jacobins, qu’avec l’Orchestre national du Capitole dirigé soit par Tugan Sokhiev soit par lui-même.



Christian Zacharias et Alfonso Caiani, après l'exécution des compositions pour chœur et orchestre de Brahms - Photo Classictoulouse -

Il a donc choisi cette fois de rendre hommage aux deux compositeurs majeurs du romantisme germanique qu’un lien filial réunit indissolublement. Sa découverte en 1853 du jeune Brahms fit écrire à Schumann dans son journal intime « Visite de Brahms, un génie ! » ainsi qu’un article très élogieux et enthousiaste dans la revue de la Neue Zeitschrift für Musik en octobre 1853. Johannes Brahms, de vingt-trois ans plus jeune que son mentor, s'attacha d'une affection profonde à Robert Schumann et à sa femme Clara dont il resta profondément amoureux toute sa vie et avec laquelle il conserva des relations d’amitié après la mort tragique de Robert.
Ce 8 février à la Halle aux Grains, Christian Zacharias ouvre la soirée avec deux compositions pour chœur mixte et orchestre de Brahms, rarement données en concert : Nänie, d’après le poème éponyme de Friedrich Schiller, et le Schicksalslied – Chant du Destin – sur le poème de Friedrich Hölderlin, extrait de son roman épistolaire intitulé Hypérion.
Composée en 1881, à la mémoire de son ami défunt Anselm Feuerbach, Nänie est une lamentation sur l'inéluctabilité de la mort. Ce chant funèbre et poétique reprend les thèmes que Brahms développa dans son Requiem allemand de 1868. La direction efficace et précise de Christian Zacharias établit un bel équilibre entre l’orchestre et la phalange vocale du Chœur du Capitole dont on connait la qualité. Le chant, admirablement soutenu par l’orchestre, s’épanouit entre douceur angélique et drame.
Dix ans plus tôt, Brahms achevait son Schicksalslied (Chant du destin) dont l’exécution suit ici celle de Nänie. Plus animée, plus révoltée même, l’expression qui se dégage de l’œuvre prend par instants des couleurs tragiques. Le chef obtient de beaux contrastes et un engagement sans faille de chaque pupitre, aussi bien instrumental que vocal. Ces deux pièces ainsi enchaînées témoignent de la généreuse austérité de Brahms à laquelle Schumann fut si sensible.


Christian Zacharias dirigeant l'orchestre depuis son clavier - Photo Classictoulouse -

Le volet Schumann s’ouvre sur l’Introduction et Allegro appassionato pour piano et orchestre créé à Leipzig le 14 février 1850 par Clara qui le qualifie de « Concertstück ». Cette partition semble prolonger celle du fameux Concerto en la mineur achevé en 1845. L’esprit de la Phantasie (imagination en allemand) y prédomine. Christian Zacharias en assume ici la partie soliste en même temps que celle de l’orchestre qu’il dirige depuis le clavier. La fusion s’avère évidemment idéale. L’esprit romantique s’épanouit entre emportement et tendresse. Le piano et l’orchestre dialoguent et semblent échanger quelques confidences. Le cor solo, si prisé par Schumann d’une manière générale, joue ici un rôle essentiel. Le thème récurrent dont il ponctue toute la partition apporte une respiration bénéfique. Jacques Deleplancque s’y taille légitimement un beau succès. La performance de Christian Zacharias reçoit enfin l’ovation qu’elle mérite. Rappelé à plusieurs reprises, le pianiste offre un bis qui complète en quelque sorte la « famille » romantique. Du tendre Franz Schubert il joue deux petits Ländler avec toute la poésie nécessaire.
La Symphonie n° 4 en ré mineur, du même Schumann, conclut le programme. Composée dans la foulée de sa première symphonie en 1841, elle fut réorchestrée en 1851 puis créée en 1853, ce qui explique sa numérotation tardive. Robert Schumann y expérimente un procédé original qui consiste à enchaîner sans interruption les quatre mouvements qui la composent. L’unité organique de l’œuvre bénéficie également d’un traitement thématique original. Le chef confère au premier mouvement, Ziemlich langsam –Lebhaft (Assez lent – Vivant), un caractère nerveux et tendu, comme en attente. Le volet suivant, Romanze : Ziemlich langsam (Romance : assez lent) respire la mélancolie qui émane des hautbois à l’unisson avec les violoncelles. Le violon solo (Jan Orawtek au jeu raffiné), brode de belles guirlandes qui ramènent un certain sourire. Une énergie irrésistible anime le Scherzo : Lebhaft et son trio. La transition vers le final constitue probablement le moment le plus intense de toute la symphonie. Une étrange vibration, un crescendo implacable, comme un lever de soleil éblouissant, s’ouvre sur un final en forme de danse. Un épisode fugué épice ce mouvement qui s’achève sur une coda prise ici dans un tempo irrésistible. Rigueur et intensité caractérisent la vision passionnée que Christian Zacharias offre de cette œuvre heureuse.
Une belle ovation salue cette interprétation et l’ensemble de ce concert.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 9 février 2019

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donnés le 8 février 2019 à 20 h, à la Halle aux Grains de Toulouse

* J. Brahms
- Nänie
- Le Chant du destin

* R. Schumann
- Introduction et Allegro appassionato
- Symphonie n° 4 en ré mineur

 

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