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Constant Despres, piano
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25/04/2019
Orchestre du Capitole
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Christian Elsner, ténor
27/04/2019
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Philippe Monferran, piano
29/04/2019
Musique en Dialogue aux
Carmélites
Saison 2019
Musicales franco-russes
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
07/01/2019
La Saison Bleue
Edition 2018-2019
 
Critiques
 
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Vadim Gluzman, violon
17/04/2019
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
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Renaud Capuçon, violon
12/04/2019
Les Arts Renaissants
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10/04/2019
Les Sacqueboutiers
La Maîtrise de Toulouse
"Missa pro defunctis"
09/04/2019
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06/04/2019
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05/04/2019
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"Temps de guerre"
18/03/2019
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Le Bolchoï de Russie
Tugan Sokhiev, direction
13, 14 et 15/03/2019
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11/03/2019
Orchestre du Capitole
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Chœur du Capitole
08/03/2019
Orchestre du Capitole
La Damnation de Faust
H. Berlioz
Tugan Sokhiev, direction
Chœur et Maîtrise du
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22/02/2019
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18/02/2019
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16/02/2019
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The King's Singers
19/01/2019
Orchestre du Capitole
Kahchun Wong, direction
Adam Laloum, piano
12/01/2019
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Accademia dell'Annunciata
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09/01/2019
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Buniatishvili, pianos

24/11/2018
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23/11/2018
Les Sacqueboutiers
Théâtre du Capitole
Voyage musical
en Nouvelle Espagne
23/11/2018
 
 

 

Concerts / Orchestre national du Capitole - Kahchun Wong, direction
Adam Laloum, piano - 12 janvier 2019
     

CRITIQUE

Le piano poète

A la suite de sa série des concerts du Nouvel An, l’Orchestre national du Capitole ouvre 2019 avec un programme musical qui illustre Vienne et deux de ses composantes majeures, Mozart et Mahler, servis par le chef d’orchestre invité Kahchun Wong et le pianiste, enfant du pays, Adam Laloum. Le 12 janvier, c’est une Halle aux Grains pleine à craquer qui manifeste son bonheur à l’issue des deux volets complémentaires de cette soirée conviviale.

Le retour d’Adam Laloum à la Halle aux Grains ravit l’ensemble des Toulousains. Né en 1987 dans la Ville rose, le jeune pianiste s’est distingué dès 2009, année au cours de laquelle il a remporté le 1er Grand Prix et le Prix du public du prestigieux concours Clara Haskil. Vainqueur aux Victoires de la musique classique 2017 dans la catégorie « Soliste instrumental de l’année », Adam Laloum reste d’une modestie, d’une discrétion qui contrastent avec le développement d’une carrière internationale aussi brillante que fondée sur d’authentiques qualités musicales et humaines.



Adam Laloum dans le concerto n° 21 de Mozart © Classictoulouse

Le jeune pianiste a choisi d’ouvrir ce concert du 12 janvier avec l’un des concertos de Mozart les plus appréciés de tous les publics, les plus divulgués et parfois détournés de la production du compositeur. Le concerto n° 21 en ut majeur, KV 467 a été créé à Vienne le 10 mars 1785, le compositeur étant, comme souvent, lui-même au piano. Adam Laloum s’investit dans cette œuvre de la manière la plus touchante qui soit. La finesse et l’élégance de son toucher s’élèvent avec une sorte de candeur au-dessus d’un commentaire orchestral parfaitement structuré. La flûte en bois, les timbales en peau, un choix judicieux des tempi offrent au soliste une belle introduction et un beau soutien. Les trois mouvements de l’œuvre conjuguent avec génie les émotions et les affects les plus divers. On retrouve ce "rire à travers les larmes" qui n’appartient qu’à Mozart. Le pianiste traduit ces géniales ambigüités avec un naturel évident. L’extrême sensibilité de son jeu s’épanouit sans affectation dans le fameux Andante central qui résonne comme une douce confidence : le murmure d’une voix qui chante une sorte de bonheur intime teinté de nostalgie. Les nuances les plus subtiles sonnent avec une évidence naturelle. La joie que l’on retrouve dans le final reste parcourue de souvenirs, comme un regard vers un passé douloureux. Un regard teinté d’une touchante tendresse. Comme Mozart n’a jamais écrit les cadences de ce concerto, Adam Laloum a choisi de jouer, dans les mouvements extrêmes, celles, particulièrement virtuoses, proposées par le grand pianiste roumain Dinu Lipatti. Peut-être un jour pourrons-nous écouter les cadences signées Adam Laloum…
Tout en respectant les interventions solistes, l’orchestre mêle sa voix fraternelle au déroulement de la partition. Avec habileté, le chef établit un dialogue interne entre les cordes et les vents qui conversent dans un bel équilibre sonore et coloré.
Une véritable ovation salue cette exécution magistrale. Le pianiste offre alors deux bis d’une extrême intensité affective. Le touchant Moment musical n° 2 D. 780, de Franz Schubert, est suivi de l’Intermezzo n°1 opus 117, de Johannes Brahms. Un rêve éveillé !



Kahchun Wong à l'issue du concert © Classictoulouse

Né à Singapour en 1986, Kahchun Wong s’est tout d’abord fait remarquer en remportant le 5ème Concours international de Direction d’Orchestre Gustav Mahler en 2016. Il fut l’un des derniers disciples de Kurt Masur et a également été l’assistant d’Esa-Pekka Salonen, d’Iván Fischer ainsi que de Valery Gergiev.
Pour sa deuxième apparition à Toulouse, il dirige donc la Symphonie n° 1 de Gustav Mahler qui occupe toute la seconde partie du concert. A l’évidence, nous changeons de monde. Cet hymne panthéiste, esquissé dès 1884 à Cassel puis révisé à plusieurs reprises, eut du mal à s’imposer auprès d’un public traditionnaliste. La suppression d’un mouvement qui portait à cinq le nombre d’épisodes de la partition initiale, puis le choix de lui donner un titre ont profondément modifié le projet premier. La version finalement publiée porte ainsi le nom de « Titan », d’après le roman éponyme de Jean-Paul Richter. Kahchun Wong se laisse imprégner physiquement par l’œuvre. Il n’hésite pas à danser la partition avec un total investissement personnel. Notons qu’il dirige les quatre mouvements sans partition. Une performance ! En outre, on peut observer que le chef singapourien a modifié la disposition des différents pupitres de cordes. En particulier, premiers et seconds violons se font face, de part et d’autre de l’estrade du chef.
Kahchun Wong aborde pourtant l’œuvre avec une certaine réserve. L’éveil progressif qui ouvre le premier volet progresse peu à peu, sans heurts ni arêtes vives. L’appel des trompettes depuis la coulisse sonne avec cette étonnante distance. L’évocation du coucou de cette première partie, celle d’une terrienne danse paysanne dans la seconde, replacent l’œuvre dans ce profond panthéisme qui imprègne la symphonie, de la première à la dernière note.
La lente marche funèbre du troisième mouvement, bâtie sur la version allemande de la chanson Frère Jacques (Bruder Jakob), s’ouvre sur l’un des rarissimes solos de contrebasse (parfaitement réussi ce soir-là) qui égrène, mais en mode mineur, la célèbre chanson populaire.
Si les premiers mouvements « économisent » l’énergie qui s ‘accumule peu à peu, le final explose littéralement. Tout en conservant un bel équilibre entre cordes, vents et percussions, le chef confère à cette tempête jubilatoire un impact irrésistible. Les cuivres, en particulier, brillent de tous leurs feux. Les timbres chaleureux des bois apportent leurs riches couleurs à cette sorte de rétrospective finale. On frissonne lorsque tout le pupitre des cors se lève pour illuminer la coda de ses rafales de notes. On comprend alors la réflexion de Mahler lorsqu’il visita les chutes du Niagara : « Enfin un fortissimo ! »

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 13 janvier 2019

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donnés le 12 janvier 2019 à 20 h, à la Halle aux Grains de Toulouse

* W. A. Mozart
- Concerto pour piano et orchestre n° 21 en ut majeur KV 467

* G. Mahler
- Symphonie n° 1 en ré majeur "Titan"

 

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