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Orchestre du Capitole
Kazuki Yamada, direction
25/11/2017
Musique au Palais
Palais Niel
25 et 26/11/2017
Philippe Jaroussky
Ensemble Artaserse
30/11/2017
 
Critiques
 
Arts Renaissants
Le Banquet Céleste
Damien Guillon
22/11/2017
Clefs de Saint-Pierre
Entrez dans la danse
20/11/2017
Orchestre de Chambre
de Toulouse
Gilles Colliard, violon et
direction, Anne Gaurier,
viole de gambe
16/11/2017
Chœur les éléments
Bach & pochette surprise
Odyssud
13/11/2017
Grands Interprètes
Orchestre Philharmonique
de Saint-Pétersbourg
Yuri Temirkanov, dir.
10/11/2017
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27/10/2017
Grands Interprètes
Il Giardino Armonico
Giovanni Antonini, dir.
Isabelle Faust, violon
20/10/2017
Les Sacqueboutiers
Pôle des Arts Baroques
Siglo de Oro
19/10/2017
Les Sacqueboutiers
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Cintegabelle
14/10/2017
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13/10/2017
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07/10/2017
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05/10/2017
Clefs de Saint-Pierre
Confins du romantisme
02/10/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Elisabeth Leonskaja, piano
20/09/2017
Dialogues aux Carmélites
Rien n'est bon que d'aimer
03/09/2017
Dialogues aux Carmélites
La note bleue
27/08/2017
Chœur Les éléments
Iberia
26/06/2017
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Juan Diego Flórez, ténor
Vincenzo Scalera, piano
19/06/2017
Orchestre du Capitole
Maxim Emelyanychev, dir.
Adam Laloum, piano
16/06/2017
Orchestre du Capitole
Gustavo Gimeno, dir.
Adrien La Marca, alto
09/06/2017
Association Gabriel Fauré
Traversée lyrique en
Amérique latine
Compagnie Opér'Azul
08/06/2017
Orchestre du Capitole
Antonello Manacorda, dir.
Alexandra Conunova,
violon
02/06/2017
Orchestre du Capitole
Kazuki Yamada, direction
Karine Deshayes, alto
Chœur du Capitole
Chœur Les Eclats
27/05/2017
Grands Interprètes
Renaud Capuçon, violon
Nicholas Angelich, piano
23/05/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Marianne Crebassa, mezzo
19/05/2017
Clefs de Saint-Pierre
Portrait de groupe
15/05/2017
Grands Interprètes
Nelson Freire, piano
15/05/2017
Arts Renaissants
Ensemble Pulcinella
26/04/2017
Grands Interprètes
Martha Argerich
Stephen Kovacevich
pianos
24/04/2017
La Dame d'Aragon
Orchestre Symphonique
du Royaume d'Aragon
Ricardo Casero, dir.
21/04/2017
À bout de souffle
Stéphane Delincak, dir.
Fantaisie et variations
autour de The Fairy Queen
20/04/2017
Grands Interprètes
Filarmonica Teatro Regio
Torino
Gianandrea Noseda, dir.
Betrand Chamayou, piano
18/04/2017
 
 

 

Concerts / Orchestre National du Capitole - Gustavo Gimeno, direction,
Adrien La Marca, alto - 9 juin 2017
     

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De Vienne à Budapest

Le dernier des concerts de la saison d’abonnement de l’Orchestre national du Capitole établit un dialogue fructueux entre deux capitales musicales, entre deux styles majeurs. Beethoven et Schubert, d’un côté, symboles du classicisme viennois finissant, Bartók de l’autre, image forte du modernisme de la Mitteleuropa implanté à Budapest. Le chef espagnol Gustavo Gimeno et l’altiste français Adrien La Marca étaient les invités de cette soirée qui précède le début des festivals d’été auxquels l’Orchestre participera.

Le chef espagnol invité Gustavo Gimeno, de retour à la tête de l’ONCT, a effectué des débuts très remarqués avec l'Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam en février 2014. En 2015/2016, il est devenu directeur musical de l'Orchestre philharmonique du Luxembourg tout en collabore par ailleurs avec les orchestres philharmoniques de Munich, Rotterdam, la Philharmonie de Zurich, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre symphonique de Birmingham et l’Orchestre National de France. Pour son concert toulousain, il choisit d’ouvrir son deuxième concert à la tête de la phalange toulousaine par… une ouverture. Quoi de plus logique ? Composée en 1817, l’Ouverture en ré majeur « Dans le style italien », D. 590 a été écrite en en même temps qu’une autre ouverture portant le même sous-titre, mais en do majeur D. 591. Schubert a utilisé quelques fragments de cette partition dans des pièces postérieures. Les premiers accords solennels, comme en attente, fleurent bon le style du compositeur, proche de ses dernières œuvres symphoniques les plus sensibles. Sous la direction de Gustavo Gimeno, l’orchestre sonne avec une fraîcheur souriante. En quelques minutes à peine, le rythme se fait joyeux comme pour une farandole dont la conclusion évoque bien les musiques de rue italiennes.



Le chef d'orchestre espagnol Gustavo Gimeno à la tête de l'Orchestre national du Capitole - Photo Classictoulouse -

Antérieure de près de quinze années, la Symphonie no 2 en ré majeur de Beethoven date de la période la plus dramatique de la vie du compositeur, celle du « Testament d’Heiligenstadt ». Le compositeur a acquis la certitude que sa surdité ne fera qu’empirer et l’isolera de plus en plus du monde extérieur. On pourrait s’attendre à trouver dans cette symphonie des traces de ce désespoir. Rien de tout cela. De quoi se méfier des liens que l’on cherche trop souvent à établir entre le caractère d’une œuvre et les circonstances de sa composition. L’écriture classique de cette pièce héritée de Haydn se pare de quelques innovations qui verront leur épanouissement avec la symphonie suivante, la célèbre « Héroïque ». Et c’est précisément dans l’esprit de Haydn que le chef dirige cette partition lumineuse. L’orchestre sonne avec une précision exemplaire, et surtout une transparence des plans sonores telle que le style baroque l’a établi sous l’impulsion de chefs comme Harnoncourt ou Gardiner. Les timbales en peau jouent leur rôle vivifiant. Le premier mouvement, Allegro con brio, jubilatoire à la suite de son introduction Adagio, s’enchaîne sur un Larghetto d’une sérénité souriante dont on admire l’élégance des phrasés. Vif et nerveux, le Scherzo, qui remplace ici le traditionnel Menuet mozartien, représente l’innovation majeure. Quant au final, Allegro molto, il diffuse une joie absolue, lumineuse. Le chef souligne avec finesse les traits d’humour « alla Haydn » qu’il contient, traits dans lesquels le basson se plaît à ironiser. La conclusion heureuse vient encore contredire les temps difficiles que traverse le compositeur.



La jeune altiste Adrien La Marca, soliste du Concerto de Béla Bartók
- Photo Classictoulouse -

Deux grandes œuvres de Béla Bartók illustrent l’autre pôle stylistique de cette soirée. Le jeune altiste Adrien La Marca, sacré « Révélation Soliste Instrumental » aux Victoires de la musique classique 2014, s’empare de la dernière partition, inachevée d’ailleurs, du compositeur hongrois, son Concerto pour alto et orchestre, véritable testament musical en phase, cette fois, avec les circonstances difficiles de sa fin de vie. Complété par Tibor Serly, l’ami du compositeur alors en exil aux Etats-Unis, ce concerto concentre désespoir et mélancolie. La splendide et riche sonorité de l’alto du soliste y fait des merveilles. Ses interventions traduisent avec pudeur la douleur qui parcourt tout le premier volet. Le lyrisme discret de l’Adagio religioso (une nuance propre à Bartók) se teinte ici ou là d’une certaine tendresse. Le chef comme le soliste soulignent habilement le recours, dans l’Allegro vivace final, aux musiques de tradition populaire que Bartók a prospecté avec passion tout au long de sa vie. La fusion entre la voix automnale de l’alto et les sonorités crépusculaires de l’orchestre se révèle ici très émouvante. Adrien La Marca, légitimement acclamé, offre en bis la version pour alto de la sublime Sarabande de la 3ème Suite pour violoncelle seul de Johann Sebastian Bach. Comme pour prolonger l’atmosphère recueillie du concerto.
L’autre face du génie de Bartók complète le programme. L’effervescence frénétique de la Suite pour orchestre tirée de son ballet Le Mandarin merveilleux convient à merveille aux couleurs flamboyantes de l’Orchestre. Le Ballet-pantomime en un acte composé sur un livret éminemment expressionniste de Menyhért Lengyel, créé 1926, a déclenché un véritable scandale. Le sujet, il est vrai, ne ménageait pas la pudibonderie de l’époque. Une prostituée aide ses comparses à dévaliser ses « clients », jusqu’à l’assassinat du dernier, le fameux Mandarin. La Suite pour orchestre symphonique qui a suivi en 1928 avait pour but de faire oublier la crudité de la situation. Le caractère brûlant, la noirceur extrême de l’intrigue offre au compositeur une matière vivante qui autorise tous les débordements sonores. Ce mélange effréné de désir sensuel et morbide se traduit à l’orchestre par une débauche de couleurs et de rythmes. Collant à l’intrigue, le déferlement sonore naît des contrastes stupéfiants de dynamique, de l’explosion au silence. La direction passionnée du chef, les déploiements virtuoses dont les musiciens sont capables conduisent cette exécution à une ovation finale largement méritée.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 10 juin 2017

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donné le 9 juin 2017
à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse

* F. Schubert

- Ouverture en ré majeur « Dans le style italien »,
D. 590

* B. Bartók
- Concerto pour alto et orchestre

* L. van Beethoven
- Symphonie n° 2 en ré majeur opus 36

* B. Bartók
- Le Mandarin merveilleux Suite pour orchestre



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