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Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, dir.
Renaud Capuçon, violon
24/02/2012 |
Grands Interprètes
Natalie Dessay, soprano
Philippe Cassard, piano
28/02/2012 |
Les Arts Renaissants
Damien Guillon
Le Banquet Céleste
28/02/2012 |
Grands Interprètes
Musiciens du Louvres-G.
Marc Minkowski
29/02/2012 |
Orchestre du Capitole
Christian Vasquez, dir.
Bertrand Chamayou, piano
01/03/2012 |
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Critiques |
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Orchestre du Capitole
Bruno Mantovani, dir.
Varduhi Yeritsyan, piano
Geneviève Laurenceau,
violon
10/02/2012 |
Orchestre de Chambre
Gilles Colliard, direction
Anne Gaurier, violoncelle
09/02/2012 |
Grands Interprètes
Anna Caterina Antonacci
Donald Sulzen, piano
07/02/2012 |
Orchestre du Capitole
Jean-Christophe Spinosi
Mario Brunello, violoncelle
03/02/2012 |
Clefs de Saint-Pierre
De cors en cordes
30/01/2012 |
Concert à Rochemontès
Une soirée chez Riquet
Les Passions
Maurice Petit
29/01/2012 |
Présences Vocales
Jour 54, Odyssud
21/01/2012 |
Orchestre du Capitole
Pascal Rophé, direction
David Minetti, clarinette
20/01/2012 |
Orchestre de Chambre
Gilles Colliard, direction
Yoko Kaneko, pianoforte
19/01/2012 |
Les Arts Renaissants
Stile Antico
17/01/2012 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Antoine Tamestit, alto
13/01/2012 |
Présences Vocales
Théâtre Garonne
Ombres de madrigal
07/01/2012 |
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
06/01/2012 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Olga Borodina, mezzo-s.
15/12/2011 |
Cité de l'Espace
Thierry Huillet, piano
Clara Cernat, violon
14/12/2011 |
Les Arts Renaissants
Quatuor Artemis
08/12/2011 |
Orchestre de Chambre
Gilles Colliard, dir.
Rachel Kolly d'Alba, violon
06/12/2011 |
Espace Croix Baragnon
Julien Martineau,
mandoline
Laurent Molinès, piano
06/12/2011 |
Odyssud
Noël Baroque Occitan
Les Passions
Les Saqueboutiers
05/12/2011 |
Les Sacqueboutiers
Clément Janequin
Clefs de Saint-Pierre
Kabbala, R. Clemencic
04/12/2011 |
Grands Interprètes
Il Giardino Armonico
Giovanni Antonini, dir.
Viktoria Mullova, violon
28/11/2011 |
Grands Interprètes
Orchestre Philharmonique
de Radio France
Thomas Dausgaard, dir.
26/11/2011 |
Les Arts Renaissants
A. Tamestit, M. Hadulla
24/11/2011 |
Clefs de Saint-Pierre
Le temps d'une fugue
21/11/2011 |
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Concerts / Orchestre du Capitole - Tugan Sokhiev , dir.
Olga Borodina, mezzo-soprano - 15/12/2011 |
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COUP DE CŒUR |
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CRITIQUE
L’année musicale s’achève en apothéose
Le 15 décembre dernier, l’Orchestre national du Capitole a conclu son année toulousaine sur un véritable triomphe. Placée sous la baguette de son directeur musical Tugan Sokhiev, la phalange invitait la grande mezzo-soprano russe Olga Borodina dans un programme russo-germanique qui a recueilli auprès de son public fidèle une ovation enthousiaste.
La venue à Toulouse d’Olga Borodina console un peu de son absence lors de l’exécution de l’opéra Samson et Dalila, de Saint-Saëns au cours de la saison dernière. Elle est cette fois la soliste des tragiques « Chants et Danses de la Mort », de Modest Moussorgski, joués ici dans la magnifique orchestration de Dimitri Chostakovitch. Il suffit à la cantatrice d’énoncer les premières paroles de la Berceuse initiale, « L’enfant soupire… », pour subjuguer chaque auditeur. Un timbre mêlant le bronze et le velours, une diction telle que l’on croit tout comprendre de la belle langue russe, un sens de la prosodie et du drame qui donne le frisson, tout concourt à faire de cette interprétation un véritable événement. Les qualités purement vocales de cette artiste pourraient se suffire à elles-mêmes. Néanmoins, la projection et l’ampleur sonores, l’incroyable dynamique de son chant qui explore toute la gamme du possible, des déchaînements de souffrance jusqu’au plus imperceptibles pianissimi d’angoisse, toutes ces qualités sont placées au service de cette sublime musique de la douleur. Olga Borodina incarne d’une voix différente chaque personnage évoqué par le texte : la mort face à la mère, la mort encore, enjôleuse, qui tente de séduire la jeune fille malade, qui emporte avec cynisme le vieux paysan, la mort enfin qui triomphe sur le champ de bataille. L’orchestration grinçante de Chostakovitch, admirablement maîtrisée par Tugan Sokhiev, renforce encore la force tragique irrésistible de ce chef-d’œuvre qui donne la chair de poule.
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La mezzo-soprano russe Olga Borodina, bouleversante interprète des
"Chants et Danses de la Mort" de Moussorgski, avec l'Orchestre national du Capitole
dirigé par Tugan Sokhiev
- Photo Patrice Nin - |
La tragédie shakespearienne est au programme de l’ouverture fantaisie Roméo et Juliette, de Tchaïkovski, qui précède le cycle de mélodies. Cette page brillante et dramatique du compositeur russe résume la tragédie des amants immortalisés par Shakespeare. Tugan Sokhiev confère un poids étonnant à l’épisode mystérieux qui ouvre la partition, énoncé ici comme un choral religieux, plein de recueillement. Les thèmes de la discorde et de la haine, ceux de l’amour et de la mort s’opposent dans une effervescence orchestrale d’où émerge l’intensité incandescente des cordes, chauffées à blanc.
Avec la première symphonie en ut mineur de Brahms qui conclut la soirée, il s’agit de retrouver le nouveau visage que le compositeur imprime à la symphonie classique, exempte de tout programme préexistant. On se souvient que le grand compositeur n’a consenti à aborder ce genre musical qu’à la pleine maturité, inhibé jusque là par les sommets que Beethoven avait atteints dans ce domaine. Peut-être que l’intensité dévastatrice qui anime cette première manifestation musicale n’est autre que le résultat de cette longue autocensure… A l’introduction, Un poco sostenuto, que le chef nourrit d’un rythme lent et sombre martelé par la timbale, succède un développement âpre et violent, opposant des cellules mélodiques chargées de drame. L’Andante sostenuto doit ici une part importante de sa tendresse pleine de charme au lyrisme du solo de hautbois, admirablement phrasé. Un splendide solo de violon (superbe Geneviève Laurenceau !) conclut le mouvement sur le rêve et la grâce. Tugan Sokhiev confère au troisième volet ce sourire léger que viennent orner les interventions subtiles de la clarinette, instrument de prédilection du compositeur. Le vaste final enchaîne les épisodes contrastés auxquels Tugan Sokhiev insuffle une énergie, une densité, une détermination renversantes. Les inquiétants pizzicati de cordes débouchent sur ces appels héroïques et stratégiques des cors. C’est alors la rédemption incarnée par le fameux thème de lumière, né du silence, réincarnation du final de la 9ème symphonie de Beethoven, qui embrase l’orchestre. Le soutien implacable du tempo, un sens aigu des crescendos, la large palette des nuances, la conviction expressive balaient ce final d’une vague déferlante qui emporte tout. Une ovation libératrice du public salue cette exécution mémorable.
Signalons que ce concert, filmé et enregistré en direct, reste visible gratuitement pendant 45 jours sur le site internet www.medici.tv. Le lien direct d’accès à ce concert pendant cette période est le suivant :
http://fr.medici.tv/#!/tugan-sokhiev-olga-borodina-orchestre-national-du-capitole
En outre, l’orchestre et son chef exportent ce même programme à Paris où la salle Pleyel les accueille le samedi 17 décembre.
Serge Chauzy |
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infos |
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Programme du concert du 15 décembre 2011 à
20 h, à la Halle aux Grains de Toulouse :
* P. I. Tchaïkovski
- Roméo et Juliette, ouverture fantaisie
* M. Moussorgski
-
Les Chants et Danses de la mort
*
J. Brahms
- Symphonie n° 1, en ut mineur op. 68
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
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2011-2012 |
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