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Critiques |
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Les Clefs de Saint-Pierre
L'Anniversaire
19/06/2010 |
Orchestre de Chambre
"Magnificat"
11/06/2010 |
Orchestre de Chambre
Vivaldi, le prince du
concerto
31/05/2010 |
Grands Interprètes
Les Musiciens du Louvre-
Grenoble, Marc Minkowski
J. S. Bach
25/05/2010 |
Orchestre de Chambre
Le violon virtuose
21/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Beethoven : 9è Symphonie
20/05/2010 |
Grands Interprètes
Ensemble Matheus
Jean-Christophe Spinosi
"Il Barbiere di Siviglia"
19/05/2010 |
Odyssud
Choeur "les éléments"
Joël Suhubiette
"I had a dream..."
18/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Pablo Mainetti, bandonéon
14/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Joseph Swensen, direction
Geneviève Laurenceau,
violon
29/04/2010 |
Les Clefs de Saint-Pierre
Destination New York
26/04/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
Nicholas Angelich, piano
Michel Bouvard, orgue
09/04/2010 |
Grands Interprètes
Cecilia Bartoli
La Scintilla
06/04/2010 |
Grands Interprètes
Philippe Jaroussky
L'Arpeggiata
01/04/2010 |
Les Clefs de Saint-Pierre
Au fil du Danube
22/03/2010 |
Odyssud
Les Sacqueboutiers
Ensemble Clément Janequin
21/03/2010 |
Orchestre de Chambre
Bach, père et fils
05/03/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
David Fray, piano
Miah Persson, soprano
04/03/2010 |
Les Arts Renaissants
Alexandra Soumm, violon
Julien Quentin, piano
03/03/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
25/02/2010 |
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Concerts/
Orchestre du Capitole /
Tugan Sokhiev -
25/02/2010 |
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CRITIQUE
Du Rhin au Danube
Schumann et Schubert, au programme du concert du 25 février dernier de l’Orchestre du Capitole, étaient présents, chacun par sa symphonie la plus emblématique. La 3ème, dite « Rhénane » du premier, était suivie de la 9ème, « La Grande », du second. Tugan Sokhiev abordait ces deux chefs-d’œuvre pour la première fois à la tête de son orchestre. La formation toulousaine et son chef revenaient en outre d’une grande tournée européenne en Allemagne et en Autriche qui s’est achevée le 13 février dernier sous les acclamations du public de la prestigieuse salle Pleyel à Paris.
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Tugan Sokhiev et l'Orchestre du Capitole, acclamés à l'issue du concert du 25 février
(Photo Classictoulouse)
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La musique romantique germanique reste évidemment le répertoire incontournable de tout grand orchestre symphonique. Tugan Sokhiev l’explore avec lucidité et méthode, le nourrissant de son instinct musical et de l’originalité de sa démarche. Pour cela il a su au cours des ans forger une densité nouvelle à la sonorité de son orchestre. Les cordes en particulier sont capables d’une véritable incandescence sonore, alors que les vents conservent leur chaleur et le raffinement de leurs timbres.
Les premières mesures du Vivace de la symphonie « Rhénane » de Schumann lancent l’hommage au fleuve mythique (celui que Beethoven nommait « Unser Vater Rhein ») avec une irrésistible énergie rythmique. La fluidité chaleureuse du Scherzo doit beaucoup aux pupitres d’altos et de violoncelles, au lyrisme et à la générosité de leurs phrasés. Tendrement poétique, l’Andante central suggère comme une confidence affectueuse. L’évocation quasi-mystique de la cathédrale de Cologne du Maestoso constitue peut-être le sommet de toute l’exécution. La solennité intense et recueillie annonce de manière surprenante les grands leitmotive du « Parsifal » de Wagner. L’apothéose finale exalte une jubilation sans limite.
Le propos de la dernière symphonie achevée du très viennois Schubert, celle que le touchant compositeur n’eut pas l’occasion d’entendre de son vivant, est tout autre. On s’embarque dans cette vaste fresque comme pour un voyage au long cours. Tugan Sokhiev confère ici à son orchestre une sonorité bien différente de celle qui prévaut dans Schumann. Une homogénéité accrue, une plus grande fusion entre les pupitres, des couleurs moins vives, des tons pastel, mais aussi un propos qui avance sans cesse et trouve son énergie dans le mouvement. Recueillie comme pour une prière, l’ouverture Andante est comme lancée par les cors vers un horizon lointain. Tout le premier volet Allegretto se déploie avec une liberté et un dynamisme maîtrisé admirables. Le solo de hautbois de l’Andante (excellent Christian Fougeroux), à la fois léger et nostalgique, conduit peu à peu l’auditeur vers ce dramatique silence, assourdissant d’intensité, sommet expressif de toute l’œuvre. Champêtre et terrien, le Scherzo débouche sur un Allegro final éblouissant. Haletant mais sans angoisse, brillant mais profond, ce dernier volet explose enfin d’une joie sans mélange. Un vrai bonheur !
Serge Chauzy
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infos |
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Programme des concerts des 25 et 26 février 2010, à 20 h, à la Halle-aux-Grains :
* R. Schumann
- Symphonie n° 3 en mi bémol majeur, "Rhénane"
* F. Schubert
- Symphonie n° 9 en ut majeur, "La Grande"
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
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2010-2011 |
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