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Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Jean-Frédéric Neuburger,
piano
09/09/2010 |
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Critiques |
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Les Clefs de Saint-Pierre
L'Anniversaire
19/06/2010 |
Orchestre de Chambre
"Magnificat"
11/06/2010 |
Orchestre de Chambre
Vivaldi, le prince du
concerto
31/05/2010 |
Grands Interprètes
Les Musiciens du Louvre-
Grenoble, Marc Minkowski
J. S. Bach
25/05/2010 |
Orchestre de Chambre
Le violon virtuose
21/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Beethoven : 9è Symphonie
20/05/2010 |
Grands Interprètes
Ensemble Matheus
Jean-Christophe Spinosi
"Il Barbiere di Siviglia"
19/05/2010 |
Odyssud
Choeur "les éléments"
Joël Suhubiette
"I had a dream..."
18/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Pablo Mainetti, bandonéon
14/05/2010 |
Orchestre du Capitole
Joseph Swensen, direction
Geneviève Laurenceau,
violon
29/04/2010 |
Les Clefs de Saint-Pierre
Destination New York
26/04/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
Nicholas Angelich, piano
Michel Bouvard, orgue
09/04/2010 |
Grands Interprètes
Cecilia Bartoli
La Scintilla
06/04/2010 |
Grands Interprètes
Philippe Jaroussky
L'Arpeggiata
01/04/2010 |
Les Clefs de Saint-Pierre
Au fil du Danube
22/03/2010 |
Odyssud
Les Sacqueboutiers
Ensemble Clément Janequin
21/03/2010 |
Orchestre de Chambre
Bach, père et fils
05/03/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
David Fray, piano
Miah Persson, soprano
04/03/2010 |
Les Arts Renaissants
Alexandra Soumm, violon
Julien Quentin, piano
03/03/2010 |
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev
25/02/2010 |
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Concerts/
Orchestre du Capitole /
Tugan Sokhiev, Nicholas Angelich,
Michel Bouvard -
09/04/2010 |
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CRITIQUE
De Ravel à Saint-Saëns, toutes les couleurs
C’est effectivement sous un éblouissant déploiement de couleurs que l’Orchestre du Capitole et son directeur musical Tugan Sokhiev, offraient un programme de musique française, les 8 et 9 avril derniers à la Halle aux Grains. Ce répertoire reste le jardin familier de la formation toulousaine. Tugan Sokhiev lui confère en outre l’élan généreux de sa personnalité et un relief saisissant.
La fluidité scintillante du Prélude du « Tombeau de Couperin » ouvre le concert sur cet hommage de Maurice Ravel au grand classicisme à la française. Incisifs et subtils, les traits des bois comme ceux des cordes animent brillamment le discours. A l’élégance un rien amidonnée de la Forlane succède la nostalgie poétique du Menuet dans laquelle s’épanche joliment le hautbois champêtre et brillant de Christian Fougeroux, particulièrement sollicité ce soir-là. L’éclatant Rigaudon conclut la suite dans un tourbillon de confettis et serpentins… |

Le pianiste Nicholas Angelich, soliste du 5ème concerto de Saint-Saëns dirigé par Tugan Sokhiev (Photo Classictoulouse) |
Avec le cinquième et dernier concerto pour piano et orchestre de Camille Saint-Saëns, le grand pianiste, né aux Etats-Unis mais imprégné de culture française, Nicholas Angelich aborde un répertoire trop longtemps taxé d’« académisme » primaire. Lorsque les interprètes se livrent avec l’intensité et la musicalité des musiciens de cette soirée du 9 avril, les préjugés disparaissent immédiatement. Baptisé « L’Egyptien » en souvenir d’un voyage du compositeur à Louxor, la partition assimile certains modes et rythmes orientaux qui lui confèrent un parfum d’exotisme parfaitement assimilé. Les doigts et l’intelligence de Nicholas Angelich marient avec conviction la grande virtuosité de l’écriture (Saint-Saëns était lui-même célèbre pour son extraordinaire technique pianistique) mais aussi la profondeur de l’expression. Sa sonorité, intense mais toujours d’une lumineuse clarté, révèle la grande science d’un jeu qui par moments évoque la polyphonie d’un Brahms ou le lyrisme chaleureux d’un Rachmaninov. Les orientalismes de l’Andante, le parfum « jazzy » du final sont intelligemment intégrés au discours général, avec un naturel confondant. Le dialogue avec l’orchestre se situe au plus haut niveau. Tugan Sokhiev et Nicholas Angelich parlent le même langage, échangent les motifs, se complètent sans la moindre tentation hégémonique. L’éblouissant final provoque à juste titre une ovation du public qui obtient ainsi de la part du soliste deux bis d’un calme immatériel. Une Mazurka de Chopin et l’immortelle « Traümerei » (Rêverie), extraite des « Scènes d’Enfants » de Schumann, témoignent de l’art de la concentration de Nicholas Angelich. |

Tugan Sokhiev dirigeant la 3ème symphonie avec orgue de Saint-Saëns, avec comme soliste l'organiste Michel Bouvard (Photo Classictoulouse) |
La 3ème symphonie avec orgue, également de Saint-Saëns, qui signe le renouveau de la forme symphonique dans la musique française de la fin du 19ème siècle, conclut la soirée. Tugan Sokhiev l’approche avec le même esprit, la même intensité qu’il met à diriger Beethoven, Brahms ou… César Franck (notamment sa symphonie en ré mineur). Après une introduction pleine de mystère et d’attente, la fébrilité de l’Allegro moderato gagne tous les pupitres. Le Poco adagio oppose les atmosphères et le Scherzo, pris dans un tempo vertigineux est plein d’une détermination implacable. L’éclatant accord d’orgue qui ouvre le Finale marque le départ d’une impressionnante course à l’abîme. La difficulté de cette association entre l’orchestre et l’instrument-roi se traduit par un choix qui doit être fait. Soit, et c’est évidemment la meilleure solution, la salle de concert est équipée d’un instrument symphonique de qualité, soit l’orchestre joue dans une église pourvue d’un grand orgue, et les riches détails de l’orchestration pâtissent de l’acoustique réverbérée. L’absence d’orgue de la Halle aux Grains a conduit Tugan Sokhiev et Michel Bouvard à choisir une troisième solution qui consiste à utiliser un orgue numérique (et non électronique) « paramétré » à partir d’un instrument existant, en l’occurrence le Cavaillé-Coll de l’Abbaye aux Homme de Caen. Si les sonorités ainsi restituées surprennent par une certaine sécheresse, le jeu de Michel Bouvard s’intègre à merveille dans la trame orchestrale. On ne saurait s’en étonner connaissant les qualités d’un artiste dévoué corps et âme à la cause et à la pratique de l’orgue… Ainsi mené, le fulgurant final de la symphonie exalte au plus haut degré la palette des couleurs d’un orchestre porté à incandescence.
Serge Chauzy |
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infos |
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Programme des concerts des 8 et 9 avril 2010,
à
20 h, à la Halle-aux-Grains :
* M. Ravel
- Le Tombeau de Couperin
* C. Saint-Saëns
- Concerto n° 5 pour piano et orchestre en fa majeur "L'Egyptien"
- Symphonie n° 3, en do mineur, pour orgue
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Lire l'article sur l'enregistrement du 2ème concerto pour piano de Brahms par Nicholas Angelich |
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
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2010-2011 |
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