Prix inchangés et places disponibles
Avec 50% d'abonnés et un taux de remplissage de.96%, Robert Gouazé (administrateur général) ne peut qu'être satisfait de la gestion de son théâtre. Cela dit, Robert Gouazé souhaite souligner, à juste titre, l'implication financière de la Ville de Toulouse dans le budget de fonctionnement du Capitole ( près de 80% !). Grâce à cette indéfectible contribution, Nicolas Joel a pu bâtir une renommée qui porte haut et loin le nom de la Ville Rose dans le monde de l'art lyrique. Renommée qui nous permet, faut-il le rappeler, de coproduire des spectacles avec des théâtres comme le Met de New York, la Scala de Milan ou encore le Festival de Salzbourg, et demain l'Opéra de Zurich et le Real de Madrid. Les productions capitolines, entièrement fabriquées dans les ateliers de décors et de costumes de notre théâtre, sont célèbres et circulent en permanence dans le monde entier, offrant ainsi un retour économique non négligeable aux finances du théâtre. Ne cherchez pas d'équivalent dans notre hexagone, le cas du Capitole est unique en France. Au même titre que notre orchestre, le Capitole est l'un des plus formidables ambassadeurs culturels de notre Ville.
Plus de quatre siècles de musique
C'est une saison « en résonances » que nous propose donc Nicolas Joel.
L'ouverture se ferra avec la création in loco de La Femme sans Ombre de Richard Strauss (nouvelle production mise en scène par Nicolas Joel dans les décors d'Ezio Frigerio, dirigée par Pinchas Steinberg) et se clôturera avec les reprises, à la Halle aux Grains, de l'étonnante production de La Flûte Enchantée, créée en 2003 dans une mise en scène de Nicolas Joel, les décors vertigineux d'Emmanuel Favre et toujours sous la direction de Claus Peter Flor. Deux ouvres éminemment philosophiques sur l'accomplissement de l'Homme.
Après le drame de la maternité impossible (La Femme sans Ombre), voici le drame de la paternité bafouée : Rigoletto, dans une reprise de la production toulousaine créée en 1992 mise en scène de Nicolas Joel, décors et costumes de Carlo Tommasi, sous la direction de Roberto Rizzi Brignoli.
La fin de l'année verra le retour dans la fosse du Capitole de Günter Neuhold pour une nouvelle production, en français, du chef d'ouvre de Johann Strauss : La Chauve-souris, mise en scène de Jean-Louis Grinda, décors de Rudy Sabounghi.
L'année 2007 débutera sur un éclat de rire avec la reprise de l'excellente production (créée en 2001) de l'Elixir d'amour, due au talent d'Arnaud Bernard pour la mise en scène et William Orlandi pour les décors et les costumes. Suivra une autre histoire de philtre amoureux, d'une autre nature cependant : Tristan et Isolde. Cet immense, ce mythique rendez-vous sera sous la direction musicale de Pinchas Steinberg, la mise en scène de Nicolas Joel ainsi que les décors et costumes d'Andreas Reinhardt.
L'Espagne sera à l'honneur avec les reprises de Carmen dans la mise en scène de Nicolas Joel et les décors d'Ezio Frigerio, mais aussi avec la création à Toulouse d'une zarzuela célébrissime outre Pyrénées : Dona Francisquita, du compositeur Amadeo Vives (coproduction Toulouse-Madrid-Buenos-Aires).
Enfin, en un abyssal ambitus temporel, Nicolas Joel mettra en perspective l'un des opéras des origines : Le Retour d'Ulysse, de Claudio Monteverdi, avec la création mondiale du Faust de Philippe Fénelon.
Des distributions.au diapason
Rien ne sert d'ouvrir un bel écrin, si, à l'intérieur, le joyau n'est pas de qualité. Nicolas Joel le sait depuis toujours et s'emploie à distribuer des interprètes de grande classe.
C'est ainsi que nous retrouverons la soprano Janice Baird (La Femme/Isolde) ainsi que le baryton Andrew Schroeder pour sa prise de rôle de Barak (la Femme) après le superbe Mandryka de la présente saison. La distribution de l'Elixir d'amour est à elle-seule un.élixir : Inva Mula, Giuseppe Filianoti, Domenico Balzani et Carlos Chausson. De quoi rêver ! C'est Alan Woodrow qui affrontera le rôle impossible de Tristan.
Autre grand événement, la prise de rôle de Don José par Marcelo Alvarez. Une date prévue depuis longtemps.
Et il en est ainsi de toutes les représentations.
Deux récitals accompagnés au piano nous permettront d'entendre le ténor Jonas Kaufmann et la soprano Violeta Urmana
Quatre spectacles de ballet
Le Don Quichotte de Minkus aura le privilège d'une nouvelle production dans une chorégraphie de Nanette Glushak (directrice de la danse). Une soirée Balanchine/Kylian/Van Cauwenbergh précèdera de peu une reprise de Casse-noisette chorégraphiée par Michel Rahn et dirigée par.Togan Sokhiev.
Le Paganini de Benjamin Millepied, Sync de Nils Christe et une création mondiale de Jacopo Godani formeront la soirée de clôture de la saison chorégraphique.
Enfin, le 46 ème Concours de Chant de la Ville de Toulouse se déroulera du 11 au 16 septembre 2006.
Robert Pénavayre