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Opéra/ Opéra de Paris - Bastille / Rigoletto - G. Verdi - 07/10/2008
     

CRITIQUE

L’éblouissante Gilda d’Ekaterina Syurina

Les actuelles reprises de Rigoletto à l’Opéra de Paris Bastille sont l’occasion d’entendre l’une des stars montantes du chant russe, la soprano Ekaterina Syurina.


La soprano russe Ekaterina Syurina, une Gilda de rêve (photo C. Leiber)

 

Depuis douze ans, cette production de Rigoletto, signée Jérôme Savary pour la mise en scène et Michel Lebois pour les décors, fait le bonheur des mélomanes. Et à juste titre d’ailleurs tant elle donne une vision crépusculaire d’une cour ducale gangrénée par la luxure et les coteries courtisanes. L’intérêt du spectacle réside aujourd’hui dans l’interprétation vocale. Cette année, Gérard Mortier nous offre une Gilda de rêve en la personne du soprano russe Ekaterina Syurina.
Déjà auréolée d’un magnifique début de carrière internationale, elle revient à Paris dans l’un de ses rôles favoris, celui de la fille du plus célèbre bouffon de l’opéra. A vrai dire, on ne sait qu’admirer le plus chez cette interprète d’une sensibilité quasi palpable. La voix passe admirablement la rampe du vaisseau Bastille, ce qui n’est absolument pas évident malgré la très bonne acoustique de cette salle.

Homogène sur un ambitus d’une belle largeur, capable de mille nuances, doté d’un timbre clair mais fruité et charnu en même temps, d’une netteté de diamant, l’organe de cette cantatrice, suprêmement musicienne, est précieux entre tous.
A vrai dire, difficile certainement de faire une distribution entière d’un pareil niveau.  Malgré cela Stefano Secco impose un Duc de belle facture, sans problème aucun dans une partition plus meurtrière qu’il n’y paraît. Juan Pons, malheureusement, ne peut plus cacher l’empreinte du temps, ni sur sa voix à bout de souffle, ni sur une tenue en scène qui confine au strict minimum aujourd’hui…
Après un premier acte pour le moins « bizarre » vocalement, le Sparafucile de Kristinn Sigmundsson reprend de l’ampleur et du timbre dans un magnifique dernier acte, aux côtés de l’excellente Maddalena de Varduhi Abrahamyan qui, à cette occasion, débutait à l’Opéra de Paris.
Daniel Oren connaît cette œuvre par cœur et la dirige avec une dynamique dramatique en tous points remarquable.
Les phalanges « maison » étaient, comme à l’accoutumée, épatantes.

Robert Pénavayre

 

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Prochaines représentations :

14, 17, 20, 22, 24, 28, 31 octobre et 2 novembre 2008

Renseignements et réservations :

www.operadeparis.fr


 
 
 
 
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