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Opéra/ Opéra de Paris / Un Bal masqué - G. Verdi - 6/05/2009 |
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CRITIQUE
Reprise de routine
L’Opéra de Paris ne nous a pas vraiment habitués à ce type de distribution qui fleure bon des habitudes que nous pensions appartenir au passé.
Créée en 2007, cette production, signée du belge Gilbert Deflo pour la mise en scène et de l’italien William Orlandi pour les décors et costumes, est belle, esthétiquement, mais laisse les chanteurs dans des situations bien convenues. |

"Un bal masqué" dans la mise en scène de Gilbert Deflo (second tableau du 1er acte),
au centre Elena Manistina (photo : Agathe Poupeney) |
Reconnaissons cependant que, lorsque nous allons voir Un Ballo in maschera, l’un des plus grands chefs d’œuvre « bel cantiste » de Giuseppe Verdi, nous allons surtout écouter des voix, des interprètes rompus à une ligne de chant absolument meurtrière et d’une exigence stylistique de tous les instants.
Remplaçant in extremis Ramon Vargas, le ténor new yorkais Evan Bowers ne peut en aucun cas se prétendre un Riccardo. Son cantabile incertain et un timbre défaillant dans le registre aigu disqualifient son interprétation d’un rôle qui, à vrai dire, n’a connu que très peu de chanteurs à la hauteur des contraintes vocales requises. |

Ludovic Tézier (Renato)
(photo : Agathe Poupeney)
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Remplaçant Franck Ferrari initialement prévu, Ludovic Tézier n’a, lui, aucun mal à se glisser, si ce n’est dans le personnage, mais on connaît bien les limites dramatiques de cet interprète, du moins dans la partition de Renato. Le phrasé ample de ce baryton rend justice aux magnifiques phrases écrites à son intention et cristallisées dans deux airs absolument sublimes.
Si la russe Elena Manistina confirme, dans le rôle épisodique d’Ulrica, être un mezzo contralto de bon niveau, si l’américaine Anna Christy détaille un Oscar sans problème aucun, sa compatriote Angela Brown affronte la terrifiante Amelia avec un soprano largement dépassé. Un contrôle du souffle insuffisant ainsi qu’un manque évident de projection dans le bas du registre et un aigu un rien tendu ne laissent aucune chance à cette cantatrice, au demeurant très bonne musicienne. |
Un authentique soprano « verdien », capable de chanter Aïda, la Force ou encore ce Bal masqué, se doit d’exposer des arguments autrement calibrés, surtout dans l’enceinte de Bastille.
Renato Palumbo, assez étranger à ces détails, dirigeait ce spectacle sans beaucoup de conviction ni de cohérence.
Robert Pénavayre
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infos |
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Programme,
renseignements et
réservations :
www.operadeparis.fr
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Prochaines représentations :
13, 17, 21 et 23 mai 2009 |
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Les saisons musicales
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