www.classicToulouse.com
ARCHIVES
 

 

Opéra/ Théâtre du Capitole / L'Elixir d'amour-G. Donizetti (30/01/2007)
     

Nemorino (Giuseppe Filianoti) et Adina (Inva Mula) – Duo de choc pour rêve bel cantiste (Photo Patrice Nin)


CRITIQUE

Un Elixir…explosif !

Que du bonheur, voilà en substance ce que propose l’Elixir capitolin actuellement à l’affiche.

Le bonheur, tout d’abord,  de retrouver l’un des plus simples et aussi merveilleux spectacles que le Capitole compte à son répertoire. Créée en juin 2001, cette production, signée Arnaud Bernard pour la mise en scène et William Orlandi pour les décors et costumes, est exemplaire d’originalité et de cohérence.
Arnaud Bernard situe l’action de cette comédie rurale dans les premières années du siècle passé, il déroule son fil rouge autour d’un genre nouveau : la photo. Magnifiques panoramiques de paysages sépia, appareils de toutes sortes, tableaux vivants fixant des instantanés, ralentis…un peu en avance sur l’Histoire, mais peu importe, effets de focale, et j’en passe, jusqu’à la disparition de Dulcamara dans l’objectif, voilà le cadre dans lequel se déroule le somptueux chef d’œuvre de Donizetti.
Une réussite, n’ayons pas peur des mots, absolue !
Sur le plateau,  le ténor italien Giuseppe Filianoti s’inscrit sans difficulté aucune dans la prestigieuse lignée des derniers Nemorino capitolins (Alagna et Alvarez, excusez du peu !). Un timbre fruité, solaire, une projection généreuse, un large et magnifique phrasé, un ambitus profond et d’une belle homogénéité ainsi qu’un abattage scénique stupéfiant d’aisance, mariant subtilement émotion et naïveté, voilà en quelques mots le portrait d’un interprète appelé certainement à un bien bel avenir.
Adina ne pose aucun problème au soprano Inva Mula. Habituée à des emplois beaucoup plus exigeants, elle domine ce rôle dans tous ses domaines avec aisance et panache.
Deux clés de fa tout aussi à l’aise dans des personnages, il faut bien le reconnaître, faiblement exposés : Domenico Balzani (Belcore) et Carlos Chausson (Dulcamara), ainsi que la Giannetta de Khatouna Gadelia, complètent fort heureusement une distribution de très bon niveau.
Paolo Arrivabeni mène les phalanges capitolines vers des sommets de fièvre bel cantiste, alternant avec bonheur et à-propos les moments d’intense lyrisme et les ensembles déchaînés, une fusion qui fait de cette partition l’une des plus accomplies de ce génial compositeur.

Robert Pénavayre


 



     
     

 

infos
 

Prochaines représentations les 2,4 et 6 février 2007
Renseignements et réservations : www.theatre-du-capitole.org


Discographie

 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index