ANNONCE
La compétition tant attendue
Du 8 au 13 septembre se dérouleront les épreuves de la 47ème édition du Concours International de Chant de Toulouse.
Tous les deux ans, ce concours ouvre la saison lyrique toulousaine dans une ambiance festive et enfiévrée ainsi qu’une affluence record qui ne s’est jamais démentie. En plus d’un demi-siècle d’existence, cette compétition artistique a connu des hauts et des bas.
Parmi les bas, il y eut ces années où pas un seul candidat ne décrochait la palme suprême dans sa catégorie, 6 fois chez les femmes, 14 fois (!) chez les hommes.
Parfois, la moisson fut plus abondante, avec de divines surprises. Tout le monde se souvient de cette année 1961 qui voyait le Premier Grand Prix échoir à un baryton-basse belge de 21 ans qui allait faire parler de lui en ce 20ème siècle : José Van Dam. Puis, comment ne pas citer cette année 1964 et le triomphe de l’école roumaine d’Arta Florescu qui retrouvait deux de ses élèves aux plus hautes places : Viorica Cortez et Ludovico Spiess. D’autres noms remontent à notre mémoire, dont celui d’Alexandrina Miltcheva (1966), de Leontina Vaduva (1985) et, par-dessus tous, celui de Dimitri Hvorostovsky en 1988, certainement l’un des plus prestigieux lauréats de cette compétition.
Cela dit, et même s’il s’agit encore de statistiques, il est intéressant de situer les axes des puissances lyriques en présence. Et l’on s’aperçoit, à l’observation, que sur 40 femmes Premier Grand Prix de ce concours, 25 proviennent d’Europe de l’Est. Plus de la moitié ! Alors que seulement, si l’on peut dire, sur 33 Premier Grand Prix Homme attribués, 12 sont revenus à leurs compatriotes.
Autre statistique importante, celle concernant l’Extrême Orient (Chine, Japon, Corée, etc.). Si 3 femmes remportèrent les lauriers suprêmes depuis la création de cette compétition, il est à relever que 7 hommes firent de même, dont… les 4 derniers attribués ! Comment oublier la somptueuse Invocation de Valentin, du Faust de Gounod, chantée par le baryton chinois Song-Hu Liu lors de la finale 2006 !
Et si les USA sont aux abonnés absents depuis près d’un quart de siècle, force est de constater que la France n’est pas mieux placée avec un seul homme au tableau (le ténor Rémy Corrazza en… 1959 !) et trois femmes dont, sans un souvenir vraiment impérissable, la soprano Nathalie Manfrino (sous la double nationalité franco-italienne) en 2000. Maigre bilan.
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Pierre Médecin, président du 47ème Concours de Chant de Toulouse |
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Un jury de professionnels
Le jury sera présidé par Pierre Médecin, metteur-en-scène, Président de la Chambre Professionnelle des Directeurs d’Opéra (CPDO) qui fut directeur artistique de l’Opéra de Nice et également directeur général de l’Opéra Comique à Paris. Il réunira avant tout des directeurs de théâtre, interlocuteurs essentiels des chanteurs.
Cette année, nous retrouverons principalement Paolo Arca (Mai Musical Florentin), Ioan Holender (Opéra de Vienne), Peter Mario Katona (Royal Opera House Covent Garden de Londres), Joan Matabosch (Liceu de Barcelone) et Fortunato Ortombina (Fenice de Venise).
La demi-finale (gratuite) se tiendra au Capitole le 11 septembre dès 19h30.
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