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Opéra / Halle aux grains / La Flûte Enchantée - W.A. Mozart / 23/06/2007
     
CRITIQUE

Une reprise qui s’imposait

 

La fermeture du Capitole, pour travaux, en 2003, nous avait valu la première incursion de Nicolas Joel metteur en scène dans l’univers mozartien  et plus précisément celui de La Flûte enchantée. Cette nouvelle production, dans le vertigineux décor d’Emmanuelle Favre et les costumes de Gérard Audier, avait été accueillie dans un enthousiasme  unanime et  saluée par des ovations sans fin.


 

Nous la retrouvons en cette fin de saison avec toujours le même bonheur, tout à la fois sertie dans un dispositif scénique éblouissant d’ingéniosité et une fraîcheur, une candeur certainement proches des origines.
C’est à nouveau le maître Claus Peter Flor qui avait en charge cette délicate partition grâce à laquelle notre orchestre prend des résonances baroques du meilleur effet.

Une distribution parfaitement homogène

Le plateau réuni par Nicolas Joel avait de quoi satisfaire les plus exigeants mélomanes. Arrivé en remplacement quasiment au dernier moment, le ténor Daniel Kirch compose un Tamino

La Flûte enchantée à la Halle
aux Grains dans un dispositif
scénique vertigineux.
(Photo P. Riou)

  plein de fougue, projetant avec élégance un timbre d’un beau fruité.

A ses côtés, la soprano Henriette Bonde-Hansen est une Pamina de rêve… à tous les points de vue. Sa voix lumineuse épouse les redoutables difficultés de ce rôle avec une musicalité de chaque instant.Si la basse Arutjun Kotchinian impose son Sarastro plus par un magnifique phrasé que par le creux que l’on attend habituellement dans ce rôle, la soprano Anna-Kristiina Kaappola se rit des pièges mortels de La Reine de la Nuit, dardant des contre fa anthologiques dans une Halle aux Grains qui n’en croyait pas ses oreilles Avec sa tenue de trappeur d’opérette, Thomas Oliemans incarne un Papageno superbement chanté et humainement très attachant.

Papageno (Thomas Oliemans) et Papagena ( Céline Scheen) ou le bonheur d’avoir trouvé sa moitié (Photo Patrick Riou)

Bien sûr, l’ensemble des autres artistes est à saluer, au même titre que les admirables chœurs du Capitole, splendides de nuances, car tous participèrent au triomphe des reprises de ce qui est, peut être, la plus originale réussite de la Halle aux Grains.

Robert Pénavayre

 

 

     

 

infos
 

Dernières représentations les 26 et 28 juin à 20h
Renseignements et réservations : www.theatre-du-capitole.org


 

 

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