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Opéra /
Théâtre du Capitole / Doña Francisquita - A. Vives / 22/06/2007 |
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| CRITIQUE |
Une triomphale entrée au répertoire
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C’était largement prévisible. En effet, le public toulousain accueille cette première zarzuela capitoline avec, non seulement tous les honneurs dus à son rang, mais aussi avec la sympathie et l’enthousiasme que cette musique lui inspire.
Tous les artisans de ce spectacle, et ils sont nombreux, sont à saluer bien bas pour une pareille réussite.
Le maestro Miquel Ortega met en relief, avec une science évidente et un bonheur permanent, tous les mélismes de la splendide partition d’Amadeo Vives, des ambiances les plus complices jusqu’à ce prodigieux fandango du 3ème acte, un sommet de virtuosité musicale et chorégraphique somptueusement dansé par Primitivo Daza.
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Toutes les couleurs de l’Espagne madrilène (photo Patrice Nin) |
La mise en scène d’Emilio Sagi, dans les décors parfaitement identifiables d’Ezio Frigerio et les costumes de Franca Squarciapino, a la parfaite simplicité et l’adroite fluidité qui conviennent à ce théâtre proche du vaudeville.
Une distribution des plus authentiques
Nicolas Joel a réuni pour ces représentations une très importante distribution parmi laquelle nous retrouvons de très nombreux choristes du Capitole.
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Dans les rôles principaux, il est peu de dire combien Ismael Jordi fut acclamé. Il est vrai qu’il a dans sa partition une grande scène propice à l’expression complète de son ténor, tout en couleurs, vaillance, sensibilité et musicalité. De plus, le comédien est habile et sait rendre avec une incroyable conviction les « affres » sentimentales de ce pauvre Fernando.
A ses côtés, Ruth Rosique est la Francisquita dont on rêvait, mélange subtil de douceur et de …détermination, prêtant à la jeune femme son soprano fruité et souple.
Dans le rôle un rien plus dévastateur de La Beltrana, Milagros Martin est un authentique volcan scénique dont les explosions de son mezzo ravageur rappellent le souvenir de certaine cigarière.
Vicenç Esteve (Cardona), Trinidad Iglesias(Francisca), Luis Alvarez (Don Matias)
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Ismael Jordi (Fernando) et Ruth Rosique (Francisquita)
Après bien des hésitations…
(photo Patrice Nin) |
et Armando Noguera (Lorenzo) complètent avec un talent superbe ces premiers emplois.Saluons aussi la magnifique prestation de notre chœur chantant pour la première fois en espagnol.
Et il n’était que d’entendre, aux entractes ou à la fin du spectacle, les spectateurs fredonner les mélodies de cette zarzuela, pour comprendre combien ce répertoire a complètement sa place sur la scène du Capitole de Toulouse !
Robert Pénavayre
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