ARCHIVES |
| |
.jpg) |
| |
|
Opéra/
Théâtre du Capitole /
Nicolas Rivenq, Robert Gonnella
30/11/2009 |
| |
|
|
CRITIQUE
Nicolas Rivenq mélodiste
Elégance et distinction caractérisent l’image de Nicolas Rivenq, baryton lyrique, qui exerce son art dans les répertoires les plus divers. Du monde de la musique baroque à celui des productions contemporaines, de Mozart à Debussy, ce natif de Londres, élève de Michel Sénéchal à l'Ecole d'Art Lyrique de l'Opéra de Paris, puis de Virginia Zeani et Nicola Rossi-Lemeni aux Etats-Unis ne néglige pas non plus le monde de l’opérette. Le 30 novembre dernier, il était l’invité de la série des concerts et récitals concoctée par Frédéric Chambert pour le théâtre du Capitole.
|

Le baryton français Nicolas Rivenq accompagné au piano par Robert Gonnella |
La soirée de mélodies et de lieder à laquelle Nicolas Rivenq conviait son public ne pouvait trouver plus élégant cocon que l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines dans lequel artistes et public communient dans une même intimité. A une première partie consacrée au lied allemand succédait un séduisant florilège de mélodies françaises.
Le timbre clair, le souffle long, un legato bien mené restent les atouts d’un chant qui s’épanouit avec plus d’adéquation dans le répertoire français. Certes les lieder de Brahms qui ouvrent le concert trouvent en Nicolas Rivenq et son accompagnateur, rompu à l’exercice, l’élan romantique qui les anime. Poésie, douleur et nostalgie colorent le paysage. Mais dans les mythiques et redoutables « Lieder eines fahrenden Gesellen » de Mahler, la voix atteint parfois ses limites techniques et expressives.
Avec les mélodies de Gounod qui ouvrent la seconde partie, la projection vocale, la diction, l’art de la simple déclamation reviennent au premier plan. Pas moins de trois langues (le français, l’italien et l’anglais) ne mettent jamais l’interprète en difficulté. Les étonnantes successions harmoniques de « Ell’è malata », l’humour inattendu de « Beware ! » entraînent l’auditeur sur un terrain un peu inhabituel chez l’auteur de Faust.
Francis Poulenc et ses désopilantes « Chansons gaillardes » concluent ce programme. Nicolas Rivenq trouve le ton juste, équilibré entre la musicalité indispensable et la comédie débridée qui imprègne ces poésies anonymes du 17ème siècle. C’est avec un sérieux des plus efficaces que l’interprète nous assène : « Il faut faire l’amour sans curé ni notaire… » ou « Si catin au lit me tient, Alors je suis badin ! »
Deux autres mélodies de la même veine, chantées et jouées en bis, complètent la soirée.
Serge Chauzy
|
|
|
infos |
| |
|
| |
| |
Programme du récital du 30 novembre2009 à 20 h à l'auditorium Saint-Pierre des Cuisines
* J. Brahms
- Verzagen
- Die Mainacht
- Wie bist du meine Königin
- Von ewiger Liebe
* G. Mahler
- Lieder eines fahrenden Gesellen
* Ch. Gounod
- L’Absent
- Chanson de Printemps
- Quanti mai !
- Ell’è malata
- If thou art sleeping Maiden
- Beware !
* F. Poulenc
- Chansons gaillardes |
| |
Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
2008-2009
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
|
|