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Opéra/ Théâtre du Capitole / La Périchole - J. Offenbach - 23/12/2008 |
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CRITIQUE
Complètement foutraque
La morosité ambiante n’a qu’à bien se tenir. Avec ces représentations de "La Périchole" d’Offenbach, le Capitole de Toulouse lui a trouvé un antidote redoutable. |

Vue d’ensemble de la production - Photo Patrice Nin |
Donné dans le cadre d’une nouvelle coproduction avec Bordeaux et Lausanne, l’opéra-comique de Jacques Offenbach nous revenait, après six ans d’absence, dans une mise en scène signée du suisso-colombien Omar Porras et les décors de son frère Fredy Porras.
Cette fratrie nous plonge au cœur d’une bande dessinée aux allures de comédie musicale, aux couleurs bien appuyées, flirtant avec les Marx Brothers. Survoltant les solistes et les chœurs dans une farandole étourdissante ininterrompue, Omar Porras imprime à l’ouvrage un rythme littéralement effréné dans lequel les comédiens ne peuvent que se fondre. Le résultat est évidemment un rien décalé, voire déjanté, voire carrément foutraque. La fantaisie ne recule devant aucun excès et règne en maîtresse absolue dans ce royaume aux relents ubuesques. D’une cohérence inattaquable, le travail d’Omar Porras est également d’une implacable précision et finit par faire mouche. La soirée se terminera par une série impressionnante de rappels.
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De gauche à droite : Piquillo (Xavier Mas), Le Vice-roi (Jean-Philippe Lafont) et
La Périchole (Karine Deshayes) - Photo Patrice Nin |
Sous des perruques et des maquillages de folie, une équipe de talent.
Honneur à l’un des couples les plus célèbres de ce répertoire : La Périchole et Piquillo.
Malgré quelques incertitudes dans la prosodie française, Karine Deshayes met au service de cette Périchole son mezzo charnu et généreux et détaille avec soin les airs les plus célèbres de ce rôle. Xavier Mas s’empare de Piquillo avec un abattage scénique stupéfiant. Grâce à une diction parfaite, il sait nous montrer tous les tourments de ce pauvre chanteur de rue abandonné par sa maîtresse. Même si l’aigu gagnerait à être plus timbré, Xavier Mas impose son personnage par une musicalité remarquable.
Dans le rôle d’un vice-roi complètement érotomane, Jean-Philippe Lafont en fait des tonnes, ridiculisant dans une parodie jouissive tous les potentats de l’Histoire.
Saluons l’ensemble de la distribution, chœur inclus bien sûr, pour son engagement dans cette vision paroxystique d’un des nombreux chefs d’œuvre de ce musicien, excellemment dirigé ici par Emmanuel Joel-Hornak.
Robert Pénavayre
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infos |
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Renseignements et réservations :
www.theatre-du-capitole.org
Représentations :
26, 27, 28, 30 et 31
décembre 2008
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
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2008-2009
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