Une page va se tourner
Avant le départ de Nicolas Joel pour Paris où il va prendre dans quelques semaines les rênes de notre première scène lyrique nationale, Toulouse a rendu un vibrant hommage à celui qui est le directeur du Capitole depuis 20 ans.
A gauche, Nicolas Joel chaleureusement applaudi par Pierre Cohen,
Maire de Toulouse, Nicole Belloubet (première adjointe) et Jean-Christophe Sellin (conseiller municipal délégué) (Photo : David Herrero)
Présenté avec beaucoup de sobriété, d’à-propos et d’émotion par André Tubeuf, cet après-midi lyrique, accompagné par l’Orchestre National du Capitole placé successivement sous la direction de Pinchas Steinberg et de Maurizio Benini, s’est ouvert par la remise de la Médaille d’Or de la Ville de Toulouse au héros de la journée. Répondant à la brève allocution de Pierre Cohen, maire de Toulouse, Nicolas Joel a dit sa joie de recevoir cette distinction et combien elle lui tiendrait dorénavant à cœur. Il n’a voulu citer que deux noms : Michel Plasson et Dominique Baudis. Le premier l’a appelé à Toulouse et le second lui a confié les pleins pouvoirs au Capitole. Après une standing et interminable ovation qui dut faire chaud au cœur du futur patron de l’Opéra de Paris, André Tubeuf, en maître de cérémonie, ouvrit le ban du concert.
Un concert dont le programme était particulièrement habile. L’ouverture des Maîtres Chanteurs ne pouvait être mieux choisie pour débuter cette fête musicale et vocale, emplissant le Capitole de ses flots joyeux et lumineux. Une poignée de chanteurs, habitués des lieux, vint ensuite rendre à Nicolas Joel l’hommage de la profession. Ainsi se succédèrent le ténor Robert Dean Smith, le baryton Ludovic Tézier, les mezzos Sophie Koch et Marie-Nicole Lemieux, les sopranos Anne-Catherine Gillet et Inva Mula, les basses Kurt Rydl et Orlin Anastassov.
Deux autres grands moments de cet après-midi furent les interventions des chœurs du Capitole dirigés par Patrick Marie Aubert. Pour clore la première partie, ils entonnèrent le chœur du 3ème acte des Maîtres Chanteurs, celui au cours duquel le peuple de Nuremberg acclame Sachs, le cordonnier poète. Grand moment d’émotion tant ce merveilleux passage a dû aller droit au cœur de Nicolas Joel. Clin d’œil pour achever le programme officiel, le chœur dit de la Farandole, extrait du 2nd acte de Mireille, jetait un pont entre le Capitole et… l’Opéra de Paris où cet ouvrage inaugurera l’ère Joel en septembre prochain.
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