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Entretien avec Ildebrando D'Arcangelo - Baryton-basse -
Don Giovanni 09/11/2007
     

Don Giovanni abandonne Leporello

Pour sa première apparition au Capitole de Toulouse, le grand baryton-basse italien Ildebrando D’Arcangelo va troquer sa livrée de valet pour celle du plus célèbre séducteur de notre civilisation



Rencontre.
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Classictoulouse  : Vous avez interprété aujourd’hui aussi bien Masetto, Leporello que Don Giovanni. Est-ce à dire que ces rôles sont écrits pour la même voix ?

Ildebrando D’Arcangelo : Je pense que c’est une question de couleur. A l’époque de Mozart par exemple, le même chanteur était distribué dans Masetto et le Commandeur. Par contre, Mozart souhaitait un Don Giovanni jeune, avec une voix claire, innocente, bien que Don Giovanni ne soit pas particulièrement « innocent ».

Ildebrando D’Arcangelo sera
Don Giovanni au Capitole
 

Le fait d’interpréter les trois rôles me permet de mieux appréhender ces personnages. Aujourd’hui, c’est certainement Leporello que j’ai le plus chanté. Il représente l’autre face de Don Giovanni, sa bonne âme, celle qui tente de le sauver. Cela dit, bien que l’on me distribue le plus souvent dans Leporello, au fond de moi-même je suis Don Giovanni. Je suis très heureux de pouvoir le chanter ici. Ce sera seulement la deuxième fois, après ma prise de rôle à Naples. A ce stade de maturité, je comprends mieux le personnage. Leporello est un rôle plus complexe en termes de couleurs, alors que Don Giovanni est un caractère tout d’une pièce, d’une seule couleur, d’une seule humeur. Contrairement aux autres personnages, Don Giovanni n’est pas une personne « normale ». Dans la présente production, il se comporte un peu comme un animal.

: Bien que Mozart accapare une bonne partie de votre carrière, votre répertoire ne se cantonne pas à ce compositeur ?

I. A. : J’adore le répertoire baroque, mais quand on chante Mozart, les gens pensent que l’on ne peut pas chanter Monteverdi ou Haendel. J’aime beaucoup Bellini et Donizetti, je les introduis en ce moment dans mon répertoire. Pour l’instant j’évite le plus possible Verdi. Je verrai bien dans une dizaine d’années. Actuellement, je ne le chante pas plus d’une fois par an. Dans le répertoire du 20ème siècle, j’ai déjà chanté Stravinski et Henze.

: Les enregistrements sont-ils pour vous une source d’inspiration ?

I. A. : J’écoute les interprètes actuels, certes,  mais je ne m’en inspire pas pour ma propre interprétation. Par contre, j’écoute beaucoup les barytons-basses du passé pour leur musicalité et leur phrasé.

: Vous abordez en ce moment de nouveaux rôles

I. A. : J’ai fait mon premier Mefistofele de Boïto en concert, sous la direction de Riccardo Muti. Et également avec lui, mon premier Oroveso de  la Norma de Bellini, en Syrie. Prochainement, j’aborderai sur scène le Méphisto du Faust de Gounod, à Vienne.

: Vous ne découvrez pas complètement Toulouse

I. A. : Effectivement, c’est la deuxième fois que je viens chanter à Toulouse. Auparavant, j’ai chanté à la Halle-aux-Grains des airs de Mozart. J’adore Toulouse que je trouve plus belle que Paris (!), bien que je n’en connaisse que l’essentiel. J’ai remarqué aussi que c’est une ville très jeune et c’est fort agréable.

Propos recueillis par Robert Pénavayre le 27/10/2007


 

infos
 

 

Représentations :
9, 13,16, 20 et
23 novembre à 20h,
11, 18 et 25 novembre à 15h.
Renseignements et réservations : www.theatre-du-capitole.org

 

Pour en savoir plus sur Ildebrando D'Arcangelo, vous pouvez écouter
un CD

 

 

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