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Entretien avec Bülent Bezdüz - Edinburgh - 16/06/2007
     

 

Un ténor lyrique d’une exceptionnelle qualité

Elève du ténor polonais Roman  Werlinski, Bülent Bezdüz a étudié le chant à Ankara avant d’aller se perfectionner à Manchester puis dans le cadre du CNIPAL à Marseille.
La France l’a souvent accueilli, et le retrouvera en mai 2008 à Montpellier pour un Fernando de La Favorita qui devrait attirer la foule des amateurs de bel canto.
Pour l’heure, il termine une série  de Lucia di Lammermoor avec le Scottish Opera. Nous l’avons rencontré à Edinburgh, à cette occasion.



Rencontre .....

Classictoulouse  : Comment est née votre passion pour l’art lyrique ?

Bülent Bezdüz
 : Il n’y avait aucun musicien professionnel dans ma famille, par contre tous mes frères et sœurs avaient de belles voix. J’aimais beaucoup chanter les chants populaires et traditionnels de mon pays mais, avant l’université, je ne connaissais pas le monde lyrique. Mes professeurs m’ont de suite dit que j’avais une voix de ténor naturelle. Et un jour, j’ai entendu le grand Mario del Monaco et là j’ai compris ce que serait ma vie.

Le ténor Bülent Bezdüz
   


  : Quelle est la place de l’art lyrique en Turquie ?

B B : Au 19ème siècle, l’opéra était très populaire en Turquie et plus particulièrement à Istanbul. Les troupes italiennes et françaises se succédaient ainsi dans cette ville qui était alors l’une des capitales européennes de l’opéra. Il faut se souvenir qu’Il Trovatore fut monté à Istanbul avant Paris. La vie lyrique était intense, par exemple, le soir du 8 juillet 1899, on donnait à Istanbul trois productions différentes d’Aïda, certes par des artistes étrangers, mais tout de même !
Nous avons dû attendre la venue d’Atatürk, le fondateur de la République Turque, avant de pouvoir parler d’un Opéra National. Aujourd’hui, il y a sept théâtres d’opéra en Turquie ainsi qu’un festival très connu qui s’appelle l’Aspendos Festival International d’Opéra. Le genre lyrique est de plus en plus connu en Turquie. Beaucoup de nos chanteurs peuvent se présenter dans le monde entier. La plus grande diva turque a été Leyla Gencer.

: Dans quel rôle avez-vous fait vos débuts ?

B B : Dans le rôle-titre de Lucio Silla de Mozart. C’était au Théâtre de Shaftsbury à Londres pour mes débuts européens. Auparavant j’avais chanté, en Turquie, Alfredo de La Traviata.

 


: Quel est votre répertoire ?

B B : Je me considère comme un ténor lyrique. Je me concentre donc sur des rôles comme Nemorino, Edgardo, Gennaro, mais aussi Rodolfo de La Bohème, Alfredo de La Traviata et Fenton dans le Falstaff de Verdi. J’ai déjà chanté également le Faust de Gounod. Prochainement j’ajouterai Le Duc de Rigoletto à mon répertoire. Dans plusieurs années, j’espère pouvoir faire aussi Tosca et Luisa Miller.

 : Avez-vous été influencé par des chanteurs ?

B B : Franco Corelli et Luciano Pavarotti sont mes idoles. A Marseille, j’ai chanté avec le

Bülent Bezdüz, Rodolfo de
La Bohème
 
soprano roumain Nelly Miriciou, une artiste qui m’a beaucoup apporté.

: Vous avez souvent chanté Edgardo, quelles sont les difficultés de cet opéra ?

B B : C’est vrai, j’ai déjà fait onze productions de Lucia di Lammermoor, c’est à dire que je l’ai chanté près de 60 fois. Mais j’aime beaucoup ce rôle pour lequel on doit rester très attentif en permanence et garder de l’énergie pour la scène finale.

: Vos projets pour l’année à venir ?

B B : J’ai beaucoup de projet en Italie où l’on commence à s’intéresser à moi. Autrement, je vais chanter Maria Stuarda en France, La Traviata aux Pays Bas, La Bohème en Belgique, Falstaff au Royaume Uni et Lucia à nouveau aux USA. On discute  aussi pour une Manon…


Propos recueillis par Robert Pénavayre


 
 

 

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