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Concerts / Concert à l'Orangerie de Rochemontès - Julia Kogan, Marc Verter
24/11/2013
     

CRITIQUE

Musiques à la carte

Ce dimanche 24 novembre, la série des concerts à l’Orangerie de Rochemontès ouvrait sa troisième saison de manifestations sur un récital hors norme. La soprano Julia Kogan et le pianiste Marc Verter offraient un programme essentiellement composé de mélodies de toutes origines et de quelques d’airs d’opéra. Le choix du contenu revenait au public à travers un tirage au sort tout-à-fait inhabituel…

Née en Ukraine, Julia Kogan a grandi aux Etats-Unis pour finalement s’installer en France où elle a un temps élu domicile dans un petit village des Pyrénées, avant de résider à Londres. Ce trajet peut en quelque sorte expliquer l’aspect profondément polyglotte de ce programme. Julia Kogan pratique avec autant de talent le français, le russe, l’allemand, l’anglais, l’italien, dans un choix de partitions issues de tous les répertoires vocaux, du baroque au contemporain. La performance, qui met en lumière les qualités de fraîcheur vocale, d’habileté musicale et de virtuosité de la cantatrice, n’en est que plus impressionnante.



La soprano Julia Kogan et le pianiste Marc Verter © Lamodi

Ce fameux choix des pièces chantées et jouées se détermine donc sur un tirage au sort tout au long du concert. Les œuvres proposées sont regroupées par thème et inscrites sur de petits papiers que le public extirpe du chapeau présenté par la cantatrice elle-même. Ainsi, une bonne vingtaine de partitions sont extraites du fonds proposé qui en comporte plus du double ! Les thèmes abordés vont de « J’ai fait un rêve » à « Blessures d’amour », en passant par « Beaucoup d’amour » ou « Oh, joie ! »
C’est par « Après un rêve », de Gabriel Fauré que débute ce voyage contrasté. Habilement couplée à « Le rêve » de Rachmaninoff et à « Apparition » de Debussy, cette mélodie onirique ouvre ce florilège dans la douceur et la poésie. Si cette douceur se prolonge un temps avec quelques évocations florales associant, en un curieux attelage, Rachmaninoff et Poulenc, les contrastes vont bon train. Ainsi sont abordés les grands domaines de la mélodie parmi lesquels Mozart et Schubert se taillent la part du lion : de « Das Veilchen » (la violette) et « Dans un bois solitaire » du premier, à l’emblématique « Gretchen am Spinnrade » (Marguerite au rouet), ou encore « Heidenröslein » (Rose des bruyères) du second. Hugo Wolf, ses modulations si sensibles, mais aussi l’élégance de Henry Purcell, qui le précède de trois siècles, se côtoient.



Marc Verter et Julia Kogan au salut final © Lamodi

La mélodie française de la grande époque trouve également une place de choix, avec Claude Debussy et Henri Duparc. « L’invitation au voyage » de ce dernier inspire à la cantatrice de bien beaux accents. Contrastant encore avec cette évanescence, le lied de Richard Strauss « Amor », que Julia Kogan aborde avec panache et virtuosité, rappelle opportunément que le rôle de Zerbinette, dans Ariane à Naxos, tient une place importante dans le répertoire lyrique de Julia Kogan.
Parmi les airs d’opéra insérés dans ce parcours par la soprano, « Nel cor piu non mi sento » extrait de L'amor contrastato, ossia La molinara de Paisiello et « Un moto de gioia », des Noces de Figaro, de Mozart apportent leur lot de grâce mutine.
Enfin une compositrice rare d’aujourd’hui vient pimenter ce récital. Il s’agit d’Isabelle Aboulker dont Julia Kogan laisse exploser les ébouriffantes vocalises, aussi bien dans « L’inconstante » que dans l’inchantable et pourtant chantée « Je t'aime », qualifiée de Vocalise amoureuse pour soprano éperdue.
Cela dit, l'auditeur doit parfois faire preuve de souplesse et de vivacité pour sauter ainsi de la tragédie à la farce avec la même aisance que les interprètes !
La complicité amicale et musicale de Marc Verter accompagne et soutient la cantatrice dans ce parcours original qui s’achève sur la fantaisie débridée de Francis Poulenc sur le poème iconoclaste de Jean Nohain « Nous voulons une petite sœur ». Un éclat de rire en guise de conclusion.

Serge Chauzy

 

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Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

Galerie Pinxit, 2 place Saint-Etienne-Toulouse
05 61 39 17 14- du mardi au samedi, de 10h à 19h

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Concert : 23 €, gratuit pour enfant de –10 ans

Abonnement à 4 concerts 85 € - place dédiée -
limité à 50 personnes

Un cocktail est offert par les partenaires à l’issue du concert.

Réservations et plan en ligne
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- tél. : 05 62 72 23 35

Courriel :

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