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Concerts/
Les Passions / Pergolesi - Scarlatti (11/12/2007) |
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CRITIQUE
Les mélismes et l’image
L’image de la Vierge Marie était doublement présente en la chapelle Sainte-Anne, le 11 décembre dernier, lors du deuxième concert de la saison de l’orchestre Les Passions. |
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Le contre-ténor Jean-Louis Comoretto et la soprano Monique Zanetti (©Michel Laborde)
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Deux grands et beaux motets composés à sa gloire animaient la soirée au cours de laquelle une correspondance visuelle était offerte au public. Une projection de tableaux provenant du musée Ingres de Montauban accompagnait l’exécution des pièces musicales, illustrant ainsi les textes des motets qui étaient eux-mêmes judicieusement projetés avec les reproductions d’œuvres dédiées à la Vierge Marie, œuvres signées du célèbre peintre montalbanais et d’autres grands artistes d’époques antérieures.
Le Salve Regina, d’Alessandro Scarlatti, qui ouvre le concert, n’est que très rarement joué. L’exécution toulousaine des Passions permet enfin d’admirer la subtilité et la sensibilité de l’écriture, la beauté expressive, la science musicale de ce grand compositeur dont la notoriété a souffert de celle, plus éclatante, plus virtuose, de son fils, Domenico.
Les cordes et l’orgue du bel ensemble instrumental, sous la direction subtile de Jean-Marc Andrieu, soutiennent avec ferveur les interventions pleines de sensibilité des deux solistes. La soprano Monique Zanetti et le contre-ténor Jean-Louis Comoretto, mêlent leurs timbres complémentaires (cristallin pour la soprano, charnu et ample pour le contre-ténor) dans ce parcours douloureux et émouvant que ponctuent les mélismes les plus touchants, les plus étranges dissonances, habilement résolues.
Les mêmes touchantes évocations ouvrent le fameux Stabat Mater de Pergolesi qui occupe toute la seconde partie du concert. Là aussi les duos et les solos alternent au rythme des versets dont la musique épouse admirablement la signification profonde. La direction de Jean-Marc Andrieu soutient à juste titre la métrique d’un rythme intérieur toujours agissant, tel un frémissant battement de cœur. Les deux voix des solistes marient leurs timbres dans de troublantes caresses musicales.
La « Sinfonia seconda a quatro », d’Alessandro Scarlatti, jouée en intermède, et qui réunit deux violons, un alto, un violoncelle et le théorbe associé à l’orgue, prolonge l’atmosphère recueillie des célébrations mariales. Une nouvelle manifestation de la musicalité impeccable des interprètes.
Serge Chauzy
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infos |
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Renseignements et réservations :
tél : 05 63 22 19 78
E-mail : production@les-passions.fr
www.les-passions.fr/ |
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Programme du concert :
* A. Scarlatti
- Salve Regina
* A. Scarlatti
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Sinfonia seconda a 4
* G. B. Pergolesi
- Stabat Mater
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