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Concerts/ Orchestre de Chambre de Toulouse /
Gilles Colliard - Pierre Bleuse (15/03/2007)
     


Gilles Colliard et Pierre Bleuse tour à tour solistes et chefs d’orchestre.

 

CRITIQUE

Ferveur Beethoven

Le Conservatoire National de Région ainsi que le Centre d’Etudes Supérieures Musique et Danse se joignaient à l’Orchestre de Chambre de Toulouse pour animer les concerts exceptionnels des 13, 14 et 15 mars dernier.

Un fois l’an, en effet, le bel ensemble toulousain accueille élèves et professeurs de ces deux institutions pour composer un orchestre plus étoffé, une formation souvent qualifiées de « formation Mozart ».
Le 15 mars, ces musiciens, réunis sous la houlette de Gilles Colliard, offraient au public un mini festival Beethoven.


Les trois œuvres inscrites au programme étaient présentées, comme à l’accoutumée, par Gilles Colliard qui enrichissait cette fois son intervention de la lecture de quelques témoignages émouvants sur Beethoven, dont celle du bouleversant « testament de Heiligenstadt », révélation tragique de la surdité croissante du compositeur.

Le concert s’ouvrait sur une transcription de Gille Colliard, pour les douze cordes de l’OCT, du scherzo du premier trio pour piano, violon et violoncelle. On connaît les grands talents de compositeur du directeur de l’Orchestre de Chambre. Cette courte évocation, pimpante, pleine d’esprit et d’une certaine innocence, introduit dans la grâce le propos de la soirée.

Dans la romance n° 2 pour violon et orchestre, Gilles Colliard laisse la baguette à Pierre Bleuse pour reprendre l’archet de son violon. Au beau chant nostalgique de l’orchestre fait écho la douce et lyrique complainte du violon. La sonorité ensoleillée du soliste, le raffinement de son phrasé font merveille.

La 7ème symphonie qui conclut la soirée reste l’une des plus jubilatoires des neuf partitions composées par Beethoven pour son orchestre. L’effectif instrumental plus réduit que celui auquel la tradition postromantique nous a habitués, confère à l’œuvre un ton différent, plus incisif, plus énergique, probablement plus proche de celui qui a frappé les oreilles des auditeurs de l’époque. Un ton qui « déménage » ! La sonorité plus aérée des tutti laisse percer de nombreux détails de l’orchestration qui souvent passent inaperçus sous le tapis de cordes plus fournies. Accents acérés, tempi soutenus, vitalité irrésistible. Comme lors de la première exécution historique, l’émouvant allegretto est bissé dans l’enthousiasme du public conquis.

Serge Chauzy

 

infos
 

Programme du concert :

* L. V. Beethoven

- Scherzo
- Romance n° 2 pour violon et orchestre
- Symphonie n° 7


 

Renseignements et réservations :

Orchestre de Chambre de Toulouse
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