|
|
Concerts/Orchestre de Chambre de Toulouse (21/12/07) |
| |
|
|
CRITIQUE
L’OCT fait son cinéma
Lors de son traditionnel concert de Noël, l’Orchestre de Chambre de Toulouse emprunte toujours quelques chemins de traverse dont les thèmes diffèrent d’une année à l’autre. Cette année, Gilles Colliard et ses musiciens avaient invité l’Union Harmonique d’Aussonne et son chef Jean-Guy Olive, par ailleurs assistant spécialisé de la classe d’orchestre d’harmonie au Conservatoire de Toulouse.
|

Les musiciens de l'OCT et de l'Union Harmonique d'Aussonne,
sous la direction de Jean-Guy Olive |
Cette association, apparemment hétéroclite, donnait ainsi l’occasion au public d’apprécier à sa juste valeur le beau travail musical accompli par ces harmonies qui animent avec ferveur le tissu culturel régional.
Le 21 décembre, le podium de l’auditorium de Saint-Pierre des Cuisines est particulièrement bien rempli. Dans la plus réjouissante bonne humeur, instruments à vent et à cordes mêlent leurs sonorités au service de la musique de film. Les sourires complices illuminent les visages. Gilles Colliard et Jean-Guy Olive se partagent la direction de cette étonnante phalange. Et les images jaillissent des partitions convoquées sur l’écran imaginaire de la soirée.
L’Harmonie seule ouvre le ban avec « The great themes from great Italian movies ». L’Adagio pour cordes de Samuel Barber, dévolu au seul Orchestre de Chambre, illustre ensuite l’atmosphère tendue de « Platoon », le film d’Oliver Stone. Puis vient la révélation de la soirée. Il s’agit d’une musique écrite par Gilles Colliard lui-même, voici une quinzaine d’années, pour un film intitulé « La vie du Christ », d’un obscur (selon l’aveu de Gilles Colliard lui-même) réalisateur italien. Ce « Divertimento pour violon et cordes » à l’écriture acérée, précise, élaborée, démontre une fois de plus l’originalité et l’authenticité du talent de compositeur du directeur de l’OCT. Pierre Bleuse en assume avec panache la redoutable partie soliste.
Suivent enfin trois portraits de grands compositeurs de musique de films, Vladimir Cosma, John Williams (avec « La liste de Schindler ») et Ennio Morricone, trois icones incontournables du genre. Cordes et vents fondent leurs timbres pour le plaisir de l’évocation.
C’est par un tonitruant « Joyeux Noël », cri du cœur de tous les interprètes adressé au public charmé, que s’achève cette belle soirée.
Serge Chauzy
|
|
|
infos |
| |
|
|
Programme du concert :
* The great themes from great Italian movies
* S. Barber
- Adagio pour cordes
* G. Colliard
- Divertimento pour violon et cordes
* V. Cosma
- Zoom sur Cosma
* J. Williams
- Liste de Schindler, pour violon solo et harmonie
* E. Morricone
- Moment for Morricone
|
| |
|