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Concerts/Orchestre du Capitole -
Concert du nouvel an 2007 -
Yannick Nézet-Séguin - 01/01/2007
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Le jeune chef d'orchestre québécois Yannick Nézet-Séguin |
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CRITIQUE
Un formidable courant de sympathie
Le désormais traditionnel concert du Nouvel An de l’Orchestre du Capitole était dirigé, pour la seconde fois consécutive, par le jeune maestro québécois Yannick Nézet-Séguin.
Et l’on reste confondu, non seulement par le talent de cet artiste, tout fraîchement nommé à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam où il remplacera rien moins que Valery Gergiev en 2008, mais aussi par la formidable sympathie qui émane de ce personnage.
Présentant avec un naturel fait de décontraction, d’humour et d’assurance, l’ensemble du programme, il met le public de la Halle dans sa poche en l’espace d’une seconde.
Programme « viennois » pour ouvrir l’année 2007. Mozart bien sûr, comme pour clore l’année anniversaire, avec l’ouverture de La Flûte enchantée et deux airs, celui de Pamina, extraits de cette même Flûte, et celui d’Elettra extrait de l’Idoménéo mozartien, deux airs très dissemblables en terme d’écriture, deux airs qui trouvent en la soprano britannique Emma Bell une interprète de très grande classe, magnifique de style, de tenue vocale et de musicalité.
Richard Strauss et les suites pour orchestre de son Chevalier à la Rose donnent à l’orchestre l’occasion de montrer la rutilance de ses timbres et la puissance de ses cordes.
Emma Bell nous revenait pour trois lieder de Richard Strauss : Zueignung, Das Rosenband et Morgen. La maîtrise vocale de cette cantatrice fait ici des miracles de plénitude dans un chant devenu littéralement extatique. Grandiose !
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| La cantatrice Emma Bell aux côtés de Yannick Nézet-Séguin |
Pour terminer ce programme festif, l’incontournable Johann Strauss fils avec sa Pizzicato polka, l’immense Franz Lehár et un extrait très espagnol somptueusement chanté par Emma Bell de son opérette Giuditta, enfin, est-il besoin de préciser l’auteur : Le Beau Danube Bleu.
Mais l’enthousiasme d’un public comblé ne pouvait s’apaiser que par des bis que ces artistes ont volontiers donnés. Emma Bell nous chanta le rarissime air alternatif de Suzanne, des Noces de Figaro mozartiennes : Un moto di gioia, écrit par le compositeur pour les reprises viennoises de l’œuvre en 1789, à l’attention d’Adriana Gabrieli del Bene, et la légende de Vilia extraite de La Veuve Joyeuse de Lehár. Encore deux moments inoubliables.
Et parce qu’il fallait bien conclure, Yannick Nézet-Séguin attaqua la célèbre Marche de Radetzki, dirigeant autant l’orchestre qu’un public alors aux anges.
Robert Pénavayre
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