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Concerts/
Grands Interprètes / Repin - Golan (08/02/2007) |
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A gauche, le violoniste russe Vadim Repin
(photo Mikhail Vaneev),
à droite le pianiste israélien Itamar Golan
qui remplaçait Nikolai Lugansky
initialement programmé
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CRITIQUE
L'archet caméléon
Aux côtés du violon de Vadim Repin, le piano de Itamar Golan remplaçait, le 8 février dernier lors du concert Grands Interprètes, celui de Nikolaï Lugansky, blessé accidentellement. Souhaitons un prompt rétablissement à ce pianiste attachant et saluons le retour d'Itamar Golan.
Itamar Golan s’est fait une spécialité d’accompagnateur en musique de chambre. Encore faut-il préciser que le terme « accompagnement » doit être pris dans le sens d’une collaboration musicale d’égal à égal que le pianiste assume avec panache.
La première partie du programme restant inchangée, les deux artistes ouvraient le concert sur la seule sonate pour violon et piano que Janacek ait achevée. Musique sauvage et fière, dramatique et intense, tout imprégnée d’un parfum de terroir d’une profonde authenticité. Les interprètes n’émoussent rien des aspérités rauques, fouillent avec détermination la matière harmonique tellement caractéristique de l’auteur de l’opéra Jenufa dont on retrouve ici les accents dramatiques. Vadim Repin détériore à dessein la pureté de sa sonorité devenue, tantôt cri plaintif, tantôt voix éraillée.
Dans la sonate n° 7 pour piano et violon (l’ordre n’est pas anodin) de Beethoven, le grand discours revient au premier plan. Imagination, sensibilité, autorité des interprètes rendent justice à une œuvre forte du grand révolutionnaire de la musique. Le violon de Vadim Repin prend d’autres couleurs, d’autres sonorités, une noblesse du phrasé qui s’accompagne d’un engagement expressif soutenu. Son vibrato, étonnamment divers, devient un élément essentiel du discours.
Dans le programme de musique française associant Ravel et Chausson qui remplace la sonate de Franck initialement prévue pour la seconde partie, nouveau changement de son et de style. Vadim Repin, aborde l’émouvante sonate de Ravel comme dans un rêve, avec la plus pure des sonorités qui soient. Son violon caméléon adapte ses couleurs à celles d’un jardin à la française, où s'égarent les échos d'un blues chaloupé.
Le Poème de Chausson, dans sa transcription pour violon et piano, respire la poésie et la ferveur d’un dialogue alterné. Pour le violoniste, la virtuosité de l’écriture reste un moyen expressif plus qu’une démonstration technique.
Enfin, dans la diabolique rhapsodie de concert « Tzigane », de Ravel, Vadim Repin déploie toute la palette de ses couleurs, de l’ombre inquiétante au feu d’artifice final, tout éclaboussé de lumière. Eblouissant !
Serge Chauzy
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infos |
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Programme du concert :
* L Janacek :
Sonate pour violon et piano
* L. Van Beethoven :
Sonate pour piano et violon n° 7en ut mineur,
op. 30 n° 2
* M. Ravel :
Sonate pour violon et piano en sol majeur, op. 77
* E. Chausson :
Poème pour violon et orchestre, transcription pour violon et piano
* M. Ravel :
Tzigane
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Renseignements et locations :
61, rue de la Pomme,
31000
Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00.
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Email: rp@grandsinterpretes.fr |
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