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Concerts/
Grands Interprètes -
Bournemouth Symphony Orchestra,
Marin Alsop,
Paul Lewis (
13/11/2007) |
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Marin Alsop, chef d'orchestre du Bournemouth Symphony Orchestra |
CRITIQUE
The English touch
Le geste est énergique et élégant à la fois, la battue précise et expressive. Madame Marin Alsop exerce sa fonction de chef d’orchestre avec brio et talent. A la tête de sa phalange britannique, le Bournemouth Symphony Orchestra, elle était l’invitée de la saison des Grands Interprète, ce 13 novembre dernier à la Halle-aux-Grains toulousaine.
Des grands orchestres anglais, le Bournemouth Symphony possède la clarté, la limpidité des plans sonores qui permet d’entendre avec netteté chaque pupitre au sein d’un tutti fourni. |

Le jeune pianiste anglais Paul Lewis, soliste du concerto « L’Empereur » (Photo Clive Barda)
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Le jeune pianiste, également britannique, Paul Lewis, soliste de la soirée, s’investissait dans l’exécution du cinquième concerto de Beethoven. Ce fameux concerto « L’Empereur » concentre la force et la matière musicale propres à révéler le panache et la fougue d’un soliste inspiré. Paul Lewis possède cette force. Sa sonorité large et profonde s’impose d’elle-même dès les amples arpèges de l’ouverture. Le timbre de son clavier reste néanmoins transparent et chaque phrase bénéficie d’une lisibilité absolue. Il aborde ce concerto avec une rigueur presque austère. Très économe en rubato, il semble s’effacer derrière l’œuvre qu’il défend cependant avec énergie. Si l’émotion semble quelque peu en retrait dans l’adagio, le final rutilant brille de tous ses feux.
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En ouverture du concert, Marin Alsop révélait au public une courte partition pleine d’humour du compositeur écossais d’aujourd’hui, James McMillan, « Stomp ». Structurée comme un patchwork, elle alterne les effervescences explosives et les citations surprenantes. On peut ainsi reconnaître au passage le thème de l’andante du célèbre concerto pour piano n° 21 de Mozart et la non moins fameuse fanfare d’ouverture de la 4ème symphonie de Tchaïkovski.
La célébrissime symphonie « Du nouveau monde », la 9ème composée par Dvorak, occupait toute la seconde partie de la soirée. L’introduction, d’une solennelle lenteur, ouvre la voie à une vision allégée de l’œuvre. Les thèmes dansent sans peser sur la polyphonie. Le largo offre un très beau solo de cor anglais. Jusqu’à l’allegro con fuoco final, l’accent est mis sur la transparence plutôt que sur la tension. Un beau decrescendo ménage une belle transition vers le silence.
Deux bis contrastés complètent ce programme coloré : une très lyrique 2ème danse hongroise de Brahms et un « bœuf » très jazzique sur le traditionnel américain « George Brown » que Marin Alsop dirige avec une bonne humeur communicative.
Serge Chauzy |
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infos |
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Renseignements et locations :
61, rue de la Pomme,
31000
Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00. |
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Programme du concert
* J. McMillan
- Stomp
* L. V. Beethoven
- Concerto n° 5 pour piano
et orchestre "L'Empereur"
* A. Dvorak
- Symphonie n° 9
"Du Nouveau Monde" |
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