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Hélène Grimaud à Toulouse
Le regard bleu acier, la force cachant une fragilité toujours possible, la pianiste Hélène Grimaud reste une personnalité musicale à part. Son large répertoire caractérise une curiosité toujours en éveil. Elle sera enfin l’hôte de la saison des Grands Interprètes, le 29 novembre prochain. |
Native d’Aix-en-Provence, Hélène Grimaud a débuté ses études musicales au Conservatoire de sa ville natale, puis elle a étudié avec Pierre Barbizet à Marseille. A partir de 12 ans, au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, elle a travaillé avec Jacques Rouvier, György Sandor et Leon Fleischer. A la suite de l'invitation qu’elle reçoit en 1986 du Festival d'Aix-en-Provence sa carrière devient rapidement internationale. Hélène Grimaud est soliste des plus prestigieuses formations du moment : du Berliner Philharmoniker au Gewandhausorchester Leipzig, en passant par le Cleveland Orchestra ou le New York Philharmonic. Elle joue en concert sous la direction de personnalités aussi diverses et illustres que Claudio Abbado, Vladimir Ashkenazy, Pierre Boulez ou Riccardo Chailly.
Elle pratique volontiers la musique de chambre avec de grands partenaires comme Martha Argerich, Renaud et Gautier Capuçon, Gidon Kremer, Shlomo Mintz ou Gil Shaham. En février 2000 Hélène Grimaud est nommée "Soliste de l'année" aux Victoires de la Musique et en janvier 2002 elle reçoit le grade d'Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Elle reçoit une Victoire d'honneur aux Victoires de la Musique 2004. En 2005, elle est lauréate du prestigieux Echo Preis dans la catégorie Soliste instrumental de l'année.
Le programme de son récital toulousain balaie l’ensemble du répertoire pour piano, de Mozart à Alban Berg. La sonate en la mineur K 310 de Mozart ouvrira la soirée. Elle sera suivie de la sonate opus 1 d’Alban Berg, véritable manifeste en 1908 de la musique d’avant-garde alors en gestation. La grande sonate en si mineur de Franz Liszt, passage obligé du plus pur romantisme, précèdera les Danses Roumaines BB 63 du hongrois Bela Bartók. Un impressionnant panorama.
Serge Chauzy |