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Concerts/
Grands Interprètes /
Budapest Festival Orchestra -
Ferenc Gábor (22/01/09) |
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CRITIQUE
Budapest sur Garonne
Le 11 février dernier, la Halle-aux-Grains recevait, dans le cadre de la saison des Grands Interprètes, le Budapest Festival Orchestra dans un programme hors normes profondément enraciné dans la terre de Bohème. Le directeur musical de cette formation, Iván Fischer, souffrant, a dû laisser sa baguette à son compatriote Ferenc Gábor, altiste et chef d’orchestre, auquel il faut rendre hommage pour avoir ainsi assuré son remplacement inopiné. |
 Le violoniste József Lendvay fils, Oszkar Ökrös, au cymbalum, encadrent Ferenc Gábor,
le chef de ce bel Orchestre du Festival de Budapest (Photo Patrick Riou) |
Bien connue et particulièrement appréciée des Toulousains, cette belle phalange hongroise apparaît au neuvième rang des grands orchestres symphoniques du monde dans le classement établi récemment par la revue musicale Gramophone. Il est vrai qu’elle possède une palette de couleurs bien spécifique, d’une richesse et d’une personnalité qui la distinguent des sonorités standards que certains croient voir se répandre de par le monde.
L’exécution de la première symphonie de Brahms, qui occupait la seconde partie du concert toulousain, témoigne d’une beauté instrumentale, d’un équilibre des pupitres, d’une profondeur des basses qui rendent pleine justice à l’écriture du grand compositeur. Les tempi un peu sages et retenus choisis par Ferenc Gábor pour l’essentiel de la symphonie laissent place à une belle envolée lyrique dans le mythique final, si proche de celui de la 9ème symphonie de Beethoven.
L’originalité absolue de la soirée résidait néanmoins dans sa première partie consacrée à l’inspiration musicale tzigane et ses liens avec la musique classique. S’ouvrant sur une improvisation ébouriffante au cymbalum par Oszkar Ökrös, elle donnait libre cours à cet instrument national hongrois, à mi-chemin entre le xylophone et la cithare.
Deux violonistes issus de cette fructueuse tradition, József Lendvay, père et fils, apportent l’effervescence de leurs talents, non seulement à l’exécution des pièces traditionnelles hongroises, mais également à celle des Danses Hongroises de Brahms n° 1, 11 et 15, ou de la Rhapsodie Hongroise n° 3 de Liszt. József Lendvay père, violoniste traditionnel, retrouve les mélodies tziganes à l’origine de ces partitions devenues classiques et les partage généreusement avec le public. Son fils, concertiste confirmé, se mesure à la virtuosité éblouissante de Sarasate et ses Chants Tsiganes, puis à Paganini en guise de bis acrobatique. Cet épisode chaleureux s’achève sur le duo père-fils d’un arrangement très intelligemment fait de la Danse Hongroise n° 11 de Brahms. La main tendue entre tradition et « musique savante ».
Un grand bravo à Tamás Körner, l’administrateur de l’orchestre, qui présente au public, dans un français impeccable, ce programme hors des sentiers battus avec un tact, une finesse et une sensibilité dignes d’éloge.
Serge Chauzy
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Renseignements et locations pour les prochains concerts :
61, rue de la Pomme,
31000
Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00. |
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Programme du concert
* Musique authentique tzigane
- Improvisations
*
F. Liszt
- Rhapsodie hongroise n° 3 en si bémol majeur
* J. Brahms
- Danses hongroises n° 1 - n° 15
* P. de Sarasate
- Zigeunerweisen - chants tziganes
*
J. Brahms
- Danse hongroise n° 11
- Symphonie n° 1
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
2008-2009
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