www.classicToulouse.com
classic toulouse
Annonces / Critiques
 
 

 

Concerts/ Orchestre du Capitole / Arming - Hahn (14/12/2006)
     


La jeune violoniste américaine
Hilary Hahn
 

CRITIQUE

Violon magique

Hilary Hahn possède une aura particulière. A 26 ans, elle conserve cette allure d’adolescente sage que dément l’ampleur de sa sonorité, son jeu énergique et l’engagement particulièrement musical de ses interprétations.

Lors du concert de l’Orchestre du Capitole du 14 décembre dernier, la belle violoniste américaine jouait le concerto du compositeur viennois Erich Korngold.


Celui-ci connut la célébrité au cours de la première moitié du 20ème siècle pour ses musiques de film écrites aux Etats-Unis où l’Anschluss de 1938 l’avait contraint à résider. Cette musique virtuose, mais essentiellement lyrique, dans le prolongement du romantisme d’un Johannes Brahms ou d’un Max Bruch, réclame un sens de la déclamation et du legato que déploie avec intensité Hilary Hahn. La violoniste caractérise à merveille les atmosphères les plus diverses des trois mouvements du concerto, de la nostalgie expressive à l’explosion joyeuse en passant par la confidence recueillie.

Deux bis complètent sa prestation toulousaine de la manière la plus éblouissante. A la tension angoissée du « Malinconia » de la sonate n° 2 dédiée à Jacques Thibaud, du Belge Eugène Ysaÿe, succède une ahurissante transcription du dramatique lied « Der Erlkönig » (Le Roi des Aulnes) de Schubert. Incroyable déferlement d’acrobaties violonistiques auxquelles l’interprète confère la force musicale et expressive bouleversante du contenu de la pièce originale.


Le chef viennois Christian Arming


Le jeune chef viennois Christian Arming, le geste chorégraphique, fait sonner l’orchestre de belle façon. Il ouvre le concert avec une pièce sombre et dramatique du compositeur actuel Wolfgang Rihm, « Ernster Gesang » (allusion à Brahms) : comme une méditation à la structure floue qui oppose extase et révolte.

Après le concerto de Korngold dans lequel il soutient efficacement la soliste tout en conférant éclat et relief à la partition, Christian Arming consacre la seconde partie à Schubert.

La très rare ouverture « Dans le style italien » marie harmonieusement latinité et lyrisme schubertien. La 8ème symphonie, universellement connue comme « Symphonie Inachevée » conclut la soirée. Christian Arming y adopte des tempi très retenus que l’orchestre « remplit » parfaitement. Les équilibres sonores tutoient la perfection. Une fois de plus les bois font des merveilles. L’unisson clarinette hautbois sonne enfin comme un instrument unique d’une beauté rare. Cordes et cuivres ne sont pas en reste. La solennité de la démarche soutient l’émotion.

Serge Chauzy

 

infos
 
Renseignements et réservations :
www.onct.mairie-toulouse.fr
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index