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Concerts/
Mûza Rubackyté - 18/09/09 |
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CRITIQUE
L’escale toulousaine de Mûza Rubackyté
Loin d’un certain clinquant médiatique, la grande pianiste franco-lituanienne mène une carrière basée sur ses profondes qualités artistiques que son éducation musicale lui a permis de développer. Née en Lituanie, Mûza Rubackyté a effectué la plus grande partie de ses études au prestigieux conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Les aléas politiques subis par son pays l’ont tenue éloignée des milieux musicaux occidentaux jusqu’en 1989, année de libération des Pays Baltes. En 1989, elle remporte à Paris le Premier Prix de Piano au Concours international "Les Grands Maîtres Français" de l'association Triptyque, créée par Ravel, Dukas et Roussel. |

La pianiste franco-lituanienne
Mûza Rubackyté
(Photo Michael Rachkovsky)
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Depuis, elle parcourt le monde, partageant ses activités entre le récital, la musique de chambre et le concert. Régulièrement invitée en France dans les festivals renommés tels que La Chaise-Dieu, La Grange de Meslay, Festival Berlioz, Les Fêtes Romantiques de Nohant, Piano aux Pyrénées, Radio-France Montpellier, Mûza Rubackyté joue avec les plus grands artistes du moment comme Vadim Repin, Yuri Bashmet, ou Jean-Philippe Collard, et sous la direction des chefs les plus prestigieux dont Valery Gergiev, Leonard Slatkin, John Nelson, Andrew Davis…
De 1996 à 1999, Mûza Rubackyté est artiste invitée en résidence à l'Abbaye de la Prée par l'association Pour Que l'Esprit Vive. En 1999 "Beethoven Archives" de Bonn lui confie la version inédite, pour piano et quintette à cordes, du Concerto n°4 pour piano et orchestre de Beethoven, version découverte en 1996 par le Dr. Küthen. |
Elle choisit de l’interpréter avec le Vilnius String Quartett et vient de l’enregistrer chez Warner avec le Quatuor Shanghaï (sortie en octobre prochain).
Invitée du 3ème Congrès de la Société d’Education Thérapeutique Européenne qui tenait ses débats à Toulouse, la pianiste se produisait en récital à la Cité de l’Espace, le 18 septembre dernier, comme en avant-première de celui qu’elle donne le 16 octobre prochain à Paris, salle Gaveau.
Profonde musicalité, fluidité du toucher, implication expressive caractérisent le jeu énergique de cette artiste attachante. Sur le thème de la fantaisie musicale, Mûza Rubackyté débute son programme par une exécution haute en couleurs de la sublime Fantaisie en ut mineur KV 457 de Mozart. Dans la très fameuse sonate « Clair de lune », de Beethoven, la pianiste parcourt toute la gamme des nuances, de la poésie de l’adagio initial jusqu’au presto agitato final héroïque en forme de course à l’abîme.
A la suite de l’exaltante Fantaisie en fa mineur op. 49, de Chopin, Muzâ Rubackyté conclut (presque) la soirée sur la très célèbre sonate n° 2 en si bémol majeur, dite « Funèbre ». De la flamboyante ouverture jusqu’à la tourmente glacée du final, en passant par l’emblématique marche funèbre, tout le romantisme de Chopin est ici mis à nu.
Une ovation debout salue la performance de la pianiste qui remercie le public avec une éblouissante exécution de l’Etude Révolutionnaire de Chopin.
Serge Chauzy |
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infos |
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Programme du concert du 18 september 2009,
à 20 h, à la Cité de l'Espace
* W. A. Mozart
- Fantaisie en ut mineur
KV 457
* L. van Beethoven
- Sonate quasi una Fantasia op. 27 n° 2 - Clair de lune
* F. Chopin
- Fantaisie en fa mineur
op. 49
- Sonate n° 2 en si bémol
mineur op. 35 "Funèbre"
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Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines
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2009-2010 |
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